Le 121ème Régiment du Train et la Société Historique de Montlhéry préparent un ouvrage sur l’histoire du camp de Linas-Montlhéry de 1939 à nos jours.
Nous avons besoin de témoignages d’anciens ayant transité par ce site.
Contacter le site histo-camp-lm@laposte.net ou le 06 59 27 03 37
Merci à tous.
1°RCS « PREMIER PARTOUT TOUJOURS »
Créé le 01/07/78 à partir du 81°RS, et dissous le 31/07/92 Stationné à TREVES (TRIER-NORD) en Allemagne. A hérité du 1°bataillon du train des équipages militaires (1807-1814), des Corps de l’arme portant n°1 jusqu‘en 1946 et du Train de la 1ére division blindé 1943-1945.
2°RCS « JAMAIS SECOND »
Créé le 01/07/79 à partir du 402°BCS de St germain en Laye, et dissous le 30/06/97 à VERSAILLES SATORY. A hérité du 2° bataillon du train des équipages militaires (1807-1814), des Corps de l’arme portant le n°2 jusqu’en 1968 et du Train de la 2éme division blindée 1943-1945
3°RCS « PARTOUT TOUJOURS »
4° RCS « C’est toi même qu’il faut vaincre »
5°RCS « SANS PLAINTE ET SANS CRAINTE »
En bas de pages la plaquette d’accueil du 5°RCS
6° RCS « Souvent à la peine toujours à l’honneur »
« SAEPE.LABOREM, SEMPER HONOREM »
Voici ci-dessous l’insigne choisi pour sa recréation le 5 juillet 2005 à Douai.
7° RCS « Encore et toujours »
8° RCS « DU BEC ET DES ONGLES »
9° RCS « JE PARVIENDRAI »
10° RCS « BIEN SERVIR POUR MIEUX SOUTENIR »
12° RCS « RIGUEUR - COMPETENCE - SOLIDARITE »
14° RCS « SERVIR SANS SUBIR »
14° RPCS « UNIS COMME AU FRONT »
15° RCS « FIERTE ET SOLIDARITE »
17° RCS « OSER CROIRE SERVIR » En bas de pages la plaquette d’accueil du 5°RCS
27° RCS « HAUT PLUS HAUT »
HISTORIQUE DE L’ESCADRON
Création en avril 1947 du groupe de transport 493 basé à BAYONNE où il fait corps avec la 25e division parachutiste. Six mois se passent avant qu’il ne fasse mouvement sur AUCH puis sur TARBES deux mois plus tard où il s’implante.
En juillet 1949, il perd son caractère TAP qu’il reprendra définitivement en 1951. L ’insigne du groupe de transport tire son origine de TARBES d’où l’écusson des Pyrénées et l’isard.
De 1955 à 1961, il appartient à la 25e DP
En juillet 1961, à la dissolution des deux DP, il est intégré à la 11e division légère d’intervention.
En novembre 1962, il se déplace sur ALBI avec la 11e DLi.
Avril 1964, la 1re compagnie fait mouvement sur AUCH suivie peu de temps après (en 1966) par la 2e compagnie qui se dirigea sur TOULOUSE.
De mai 1968 à avril 1977, il prend la dénomination de GET 513 Groupe d’Escadrons du Train, et devient par la suite le 420e escadron de circulation et de transport.
C’est au mois de septembre 1977 que le 420e ECT change à nouveau de nom pour devenir le 425e escadron de circulation et de transport et fait route sur le camp de Ger. En 1979, il se base à TOULOUSE et prend l’appellation de 14e escadron de circulation et de transport, puis il changera pour la dernière fois son nom en 1990 pour devenir le 1er escadron de circulation et de transport qu’il gardera jusqu’à sa dissolution le 26 juin 1998.
CNE ROEDIGER 03/08/78 au O1/07/79
CNE CROIZARD O1/07/79 au 03/06/81
CNE CRAE 03/06/81 au 03/06/82
CNE VALETTE 02/06/82 au 02/08/84
CNE BERNARD 02/08/84 au 12/12/86
CNE PRIGENT 12/12/86 au 27/07/89
CNE NEGRE 27/07/89 au 29/07/91
CNE IRIMIA 29/07/91 au 18/12/93
CNE RINAUDO 18/12/93 au 12/O1/96
CNE HUCHET 12/O1/96 au 26/06/98

Un Grand merci à l’ADC(ER) MARCHANDISE pour ses lumières.
« A rendu des services éminents à la division et a contribué à ses succès. »
(Extrait de la citation à l’ordre de la division du DCR de la 1ère DB le 12 Juillet 1945) ».
Créé le 01 Juillet 1978 à partir du 81ème Régiment de soutien - dissous le 31 Juillet 1998.
Stationné à TREVES (FFA). A hérité des traditions, du 1er bataillon du Train des Equipages Militaires (1807 - 1814), des corps de l’arme portant le n°1 jusqu’en 1946 et du Train de la 1ère Division Blindée de 1943 à 1945.
Son étendard lui a été remis le 11 Décembre 1980. Il porte les inscriptions : « ALGERIE 1843 - 1844 » « CRIMEE 1844 » « GRANDE GUERRE 1914 - 1918 » « FRANCE 1944 ».
Son insigne est homologué le 14 mars 1978 sous le numéro G 2606.
« A accompli avec un modeste et obscur courage toutes les missions qui lui avaient été confiées ».
(Extrait de la citation à l’ordre de la division de la 297 cie de transport de la 2ème DB le 21 Juin 1945).
Créé le 01 Juillet 1979 à partir du 402ème Bataillon de commandement et de soutien de ST GERMAIN EN LAYE - dissous le 30 Juin 1997.
Stationné à VERSAILLES SATORY, il est l’héritier du 2ème Bataillon du Train des Equipages Militaires (1807 - 1814), des corps de l’arme portant le numéro 2 jusqu’en 1968 et du Train de la 2ème Division Blindée 1943 - 1945.
Son étendard, remis le 24 Juin 1980, porte les inscriptions : « RUSSIE 1812 » « GRANDE GUERRE 1914 - 1918 » « FRANCE 1944 ».
Son insigne est homologué le 23 Octobre 1978 sous le numéro G 2660.
« A fourni sous les bombardements meurtriers de l’Artillerie et des mortiers ennemis un travail presque surhumain ».
(Extrait de la citation à l’ordre du Corps d’Armée du DCR 83 de la 3ème DIA le 03 Avril 1944).
Créé le 01 Juillet 1978 à FRIBOURG (FFA) à partir du 83 RS, il est dissous le 31 Juillet 1991. Il recueille les traditions du 3ème Bataillon du Train des Equipages Militaires, des corps de l’arme portant le numéro 3 jusqu’en 1967 et du Train de la 3ème Division d’Infanterie Algérienne 1943 - 1946.
Son étendard porte les inscriptions « Espagne 1809 - 1813 » « CRIMEE 1854 - 1855 » « GRANDE GUERRE 1914 - 1918 » « ITALIE 1944 ». Il lui a été remis le 20 Novembre 1980.
Son insigne est homologué le 19 Avril 1978 sous le numéro G 2612.
« Ont su prouver à leurs camarades des autres armes qu’aucun des devoirs du soldat ne leur est étranger, et qu’ils savent à l’heure du danger combattre et périr pour l’honneur du drapeau ».
(Extrait de l’ordre général N°32 adressé à la 5ème Cie bis du 4ème escadron le 30 Janvier 1867).
Créé le 01 août 1977 à partir du 408ème BCS de LUNEVILLE, il est dissous en 1999. Implanté à NANCY, il hérite des traditions du 4ème Bataillon du Train des Equipages Militaires (1807 - 1812) et des corps de l’arme portant le n°4 jusqu’en 1968. En 1985, il change d’appellation pour devenir le 4ème Régiment d’Hélicoptère de Commandement de Manoeuvre et de Soutien (RHCMS) au sein de la 4ème Division Aéromobile nouvellement créée. En 1987 il perd sa fonction soutien (EC.ET.MAT) pour devenir le 4ème RHCM. Il est alors à commandement ALAT.
L’étendard du 4 porte les inscriptions « FRIEDLAND 1807 » « TORGAU 1813 » « CONSTANTINE 1836 - 1837 ». Il a été remis au régiment le 19 Janvier 1980.
Son premier insigne est homologué G 2552 le 11 Août 1997. Au centre de l’écu se trouve le chardon Lorrain (zone de stationnement) et non le symbole de la grande unité.
Le deuxième insigne portant le numéro d’homologation G 3311, en date du 31 Juillet 1985, est identique au précédent avec une étoile ailée (symbolisant l’Aviation Légère de l’Armée de Terre) et la suppression du sigle RCS.
« Les opérations de déchargement furent exécutées par tous les conducteurs avec le plus grand sang-froid et le plus absolu mépris du danger ».
(Extrait de la citation à l’ordre de la Direction des Services Automobiles de la section Automobile TM 487 / 5ème Escadron du Train des Equipages Militaires du 23 Octobre 1918).
Créé le 01 Juillet 1978 à LANDAU (FFA) à partir du 405ème BCS de TUBINGEN, transféré à BADEN BADEN (FFSA) en 1993 au sein des FFSA et de la 1ère DB, il est dissous en 1999.
Héritier des traditions du 5ème Bataillon du Train des Equipages Militaires (1807 - 1814), des corps de l’arme portant le n°5 jusqu’en 1966 et du Train de la 5ème DB 1944 - 1946.
Il reçoit son étendard le 13 Octobre 1980. Dans les plis de ses soies, on trouve les inscriptions : « WAGRAM 1909 » « FIGUERAS 1811 » « ELPARRAS 1866 » « GRANDE GUERRE 1914 - 1918 ».
Insigne homologué le 02 Juin 1978 sous le numéro G 2627. Il existe également un insigne de prestige avec devise.
« S’est montré en toutes circonstances par son allant et son esprit de sacrifice à la hauteur de sa tâche ».
(Extrait de la citation à l’ordre de la division de la Compagnie du Train de protection anti-aérienne 999ème/6, le 15 Juillet 1943).
Créé le 01 Août 1977 à STRASBOURG à partir du 406ème BCS de HAGUENAU, il est dissous le 30 Juin 1984 pour renaître le lendemain à NIMES au sein de la 6ème Division Légère Blindée. Il est cité à l’ordre de l’armée lors de la guerre du golfe en 1991. Le 6° RCS est rayé de l’ordre de bataille de l’armée française en 1999.
Son étendard qui porte les inscriptions « WURTZEN 1813 » « GRANDE GUERRE 1914 - 1918 » « SULLY SUR LOIRE 1940 » lui a été remis le 04 Septembre 1980.
Le premier insigne homologué G 2579 le 30 Novembre 1977 a comme motif central le gantelet de la 6ème Division Blindée. Le second homologué G 3201 a été homologué le 18 Juin 1984, le gantelet tient maintenant une branche de palmier en forme de chiffre six sur un écu de couleur rouge (symbole de la 6ème DLB).
Pendant la guerre du golfe, le régiment a porté un insigne avec le symbole de la division Daguet en lieu et place de celui de la DLB (non homologué).
(1) « SAEPE.LABOREM, SEMPER HONOREM »
Cependant le 6e Régiment de commandement et de soutien (6e RCS) à été recréé a eu lieu le 5 juillet 2005 à Douai sur l’esplanade de l’arsenal, sous la présidence de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense. Le lieutenant-colonel Alban de Pompignan en a pris le commandement. Le 6e RCS est le régiment d’appui au commandement de la Force d’action terrestre et de la Force logistique terrestre (FAT et FLT). II hérite d’une partie de la mission de l’ancien 43e Régiment d’infanterie (43e RI). II est le principal pourvoyeur des moyens des différents systèmes de PC et regroupe la totalité des shelters de l’armée de Terre. Cette création facilite la montée en puissance des états-majors opérationnels français, qui garantit, dans la durée, leur crédibilité internationale.
« A fait preuve de qualités d’endurance et de sang-froid, d’un esprit de dévouement et de sacrifice tout à fait remarquable ».
(Extrait de la citation à l’ordre de l’Armée du groupe de brancardiers n°201 de la 15ème compagnie du 7ème Escadron du TEM, le 08 Janvier 1917).
Créé le 01 Août 1977 à BESANCON à partir du 407ème BCS, il est dissous en 1999. Héritier du 7ème Bataillon du TEM (1807 - 1814) et des corps de l’arme portant le numéro 7 jusqu’en 1962, son étendard porte les inscriptions « RUSSIE 1812 » « KRIVOLAK 1815 ». Il lui est remis le 12 Mars 1981.
L’insigne du 7 homologué sous le numéro G 2567 le 10 Octobre 1977 est identique à celui des autres RCS avec, en son centre, le Lion de Franche-Comté.
« Après le forcement du passage du fleuve, a remarquablement fonctionné et a permis l’alimentation normale des hommes dans un pays de montagne très mouvementé et en plein combat ».
(Extrait de la citation à l’ordre de la Division de la 32ème compagnie du 8ème Escadron du Train des Equipages Militaires le 08 Novembre 1918).
Héritier du 8ème Escadron du TEM et des corps de l’arme portant le numéro 8, le régiment est créé le 01 Juillet 1979 à AMIENS à partir du 88ème RS de SISSONNE. Sa dissolution a eu lieu le 31 Juillet 1993.
Son étendard qui porte les inscriptions « ESPAGNE 1809 - 1812 » « GRANDE GUERRE 1914 - 1918 » lui est remis le 19 Mars 1981.
L’insigne du 8 est homologué le 19 Avril 1979 sous le numéro G 2695.
« Unité du Train qui a pris une part très brillante aux opérations de BELGIQUE et a finalement assuré à DUNKERQUE les transports de ravitaillement dans des conditions très pénibles et très dangereuses. A fait son devoir avec un dévouement absolu ».
(Citation à l’ordre de l’Armée du Groupe de Transport 144/9 du Train, le 30 Juillet 1940).
Créé le 01 Août 1977 à DINAN à partir du 409ème BCS, il s’installe au Quartier Mellinet à NANTES en Juillet 1986. Il est dissous en 1999.
Héritier du 9ème Bataillon du Train des Equipages Militaires (1807 - 1814), des corps de l’arme portant le numéro 9 jusqu’en 1968 et du Train de la 9ème Division d’infanterie coloniale 1943 - 1946.
Son étendard porte les inscriptions « RUSSIE 1812 » « TONKIN 1885-1889 » « GHELUVET 1914 » « TOULON 1944 ». Il lui a été remis le 10 Septembre 1980.
Son insigne a été homologué le 17 Janvier 1980 sous le numéro G 2767. Différent de celui des autres RCS, la roue dentée, les deux canons symbolisent le train et le matériel, les troupes de marine qui encadrent le régiment sont représentées par l’ancre d’or, au centre les armes de DINAN.
En 1992, cet insigne est modifié, ancre d’or correctement encablée, écusson aux armes de la 9ème DIMA au centre. Homologation G 3927 le 23 Avril 1992.
« A déployé les plus belles qualités d’endurance, d’abnégation et de courage au cours des dernières opérations dans la région de VERDUN ».
(Citation du groupe de brancardiers n°19 du 10ème Escadron du TEM 5ème Cie le 07 Juillet 1916).
Créé le 01 Août 1977 à partir du 410ème BCS de REIMS et du 84ème RS de MONTMEDY. Implanté à CHALONS EN CHAMPAGNE, il est dissous en 1999. Héritier des traditions du 10ème Bataillon du Train des Equipages Militaires (1808 - 1814) et des corps de l’arme portant le numéro 10 jusqu’en 1966.
Son étendard lui est remis le 18 Février 1981, il porte dans ses plis les inscriptions : « RUSSIE 1812 » « SAINT GOND 1814 » GRANDE GUERRE 1914 - 1918 ».
L’insigne du 10 est homologué sous le numéro G 2580 le 30 Novembre 1977.
« Section d’élite qui s’est toujours fait remarquer par son excellente tenue et sa parfaite discipline sous le feu ».
Extrait de la citation à l’ordre de la Direction des Services Automobiles de la Section Automobile TM244 du 12ème Escadron du TEM, le 21 Décembre 1918.
Créé à EVREUX le 01 Juillet 1979 à partir du 404ème BCS de BEAUVAIS, dissous le 30 Juin 1984 et recréé le 01 Juillet à TOURS (EAT) par changement d’appellation du 526ème Régiment du Train. Le 12ème RCS relève la filation du 12ème Bataillon du TEM t es corps de l’arme de même numéro qui lui ont succédé jusqu’au 01 Décembre 1945. Il est dissous le 01 Septembre 1985.
Son étendard sur lequel sont portées les inscriptions : « RUSSIE 1812 » « GRANDE GUERRE 1914 - 1918 » lui est remis le 27 Mars 1981.
Ses insignes G 2693 - 18 Avril 1979 et G 3314 - 09 Septembre 1985, diffère par la présence sur le premier des armes de la 12ème DI et de celles de la 12ème DLB sur le second.
« A, au cours de récents combats, donné un bel exemple d’endurance et de dévouement. A assuré sous l’énergique impulsion de son chef, sans arrêt ni repos, l’évacuation des blessés de la Division ».
Extrait de la citation à l’ordre de la Division de la Section Sanitaire Automobile n°62/14 Escadron du TEM, le 05 Juin 1917.
Créé le 01 Septembre 1977 à LYON, à partir d’un peloton de circulation du GMR5 et d’éléments du 51ème GD, le 14ème RCS est dissous le 30 Juin 1984.
Il hérite des traditions du 14ème Bataillon du TEM et des corps de l’arme de même numération jusqu’en 1946.
Son étendard remis le 20 Février 1981 porte les inscriptions « RUSSIE 1812 » « GRANDE GUERRE 1914 - 1918 ».
L’insigne du 14 homologué est homologué le 14 Octobre 1977 sous le numéro G 2566.
« En Orient depuis huit mois, groupe auquel on a toujours recours dans les moments difficiles. Personnel aussi modeste que dévoué et qui a donné la plus entière satisfaction sans jamais ménager sa peine ».
(Extrait de la citation à l’ordre de l’Armée du groupe de transport de matériel du 15ème Escadron du TEM le 29 Janvier 1917).
Créé le 01 Août 1977 à LIMOGES à partir d’unités provenant des FFA et d’éléments de circulation du GMR5 de BORDEAUX, il est dissous le 30 Juin 1994.
A hérité des traditions du 15ème Bataillon du Train des Equipages Militaires (1812 - 1814) et des corps de l’arme portant le numéro 15 jusqu’en 1945.
Son étendard qui porte les inscriptions « RUSSIE 1812 » « ORIENT 1916 » « VERDUN 1917 » lui est remis le 01 Décembre 1980.
L’insigne du 15 est homologué sous le numéro G 3406 le 15 Janvier 1987.
17° RCS « OSER CROIRE SERVIR » Insigne et plaquette accueil
« A mené jusqu’au bout des transports difficiles sans aucun souci du danger et malgré des pertes sérieuses par le feu ».
(Extrait de la citation à l’ordre de la Direction des Services Automobiles de la section TM 758 du 17ème Escadron du Train le 27 Décembre 1918).
Créé le 01 Août 1984 à MAISONS LAFFITTE, dissous le 30 Juin 1998, le 17ème RCS reprend les traditions du 17ème Bataillon du Train des Equipages Militaires et des formations du train de numéro 17 jusqu’en Novembre 1928.
Il reçoit son étendard le 25 Septembre 1984.
Son insigne, homologué G 3227 le 30 Octobre 1984, diffère de celui des autres RCS par le fait qu’il est uniquement aux couleurs de l’arme, le 17 ne comprenant que des unités du train. La mission de soutien de l’état-major de la Force d’Action Rapide est symbolisée par la présence de la réduction de l’insigne de cette grande unité.
« Le dévouement, l’endurance, le courage tranquille de ses muletiers ont forcé l’admiration des fantassins qu’ils ravitaillent ».
(Extrait de la citation à l’ordre du Corps d’Armée des compagnies muletières 17/27 et 19/27 Escadron du Train le 28 Février 1945).
Créé à GRENOBLE à partir du 427ème RCS et d’un peloton de circulation du GMR5 de LYON, il est dissous le 30 Juin 1999.
Héritier du 27ème Escadron du Train (1920 - 1962) et du Train de la 27ème Division Alpine (1944 - 1945), il reçoit son étendard le 09 Avril 1981. Inscriptions : « MAROC 1925 - 1927 » « GUERRE 1939 - 1945 ».
Son insigne homologué G 2611 le 19 Avril 1978 se distingue par la présence de l’aigle des montagnes, évocation de la zone d’action, le croissant d’Afrique du Nord et un marabout en souvenir de la présence du 27 en Algérie.
Dans le cadre du mandat confié par l’ONU à L’OTAN, la France participe depuis décembre 1995 à la mise en oeuvre du plan de paix pour la Bosnie-Herzégovine. La DMNSE, sous commandement français, comporte un RCS. Issu du 403ème Bataillon de Soutien Logistique et du Groupe de Commandement et de Soutien de l’opération Hermine, ce régiment s’installe le 01 Décembre 1995 sur l’aéroport de MOSTAR.
A sa création, il comprend huit unités élémentaires.
Depuis le 01 Décembre 1995, onze régiments de l’Arme (1) se sont succédés pour des mandats de quatre mois afin d’armer le RCS de l’opération Salamandre.
L’insigne homologué G 4365 est un écu commun à la majorité des RCS, surmonté d’une salamandre, au centre symbolisant l’OTANun écusson bleu et blanc ainsi qu’une rose des vents, en caractères latins et cyrilliques le sigle IFOR puis par la suite SFOR.
(1) 7° RCS - 9° RCS - 511° RT - 6° RCS - 10° RCS - 5° RCS -511° RT - 516° RT - 601° RCR - 515° RT.
LES REGIMENTS PARACHUTISTES DE COMMANDEMENT ET DE SOUTIEN
Créé le 01 Août 1983 à Albi par changement d’appellation du 1°BPCS, il recueille les traditions du 7ème Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine.
Formation des TDM disposant d’un escadron de circulation et de transport, héritier en ligne directe de la 3ème compagnie du 513ème Groupe de Transport.
A la dissolution du 7 le 30 Juin 1991, l’ECT rejoint le 14ème RPCS.
Drapeau du 7ème RPIMA. Reprise de l’insigne du 7. Ce régiement disposait de son propore chant, voici les paroles : Chant 7°RPCS
Créé le 01 Juillet 1979 à Toulouse, à partir du 14ème Régiment de Commandement et de Transmissions Parachutiste et du 425ème Bataillon Parachutiste de Commandement et de Soutien. Dissous en Juin 1999.
Régiment à encadrement train recueillant les traditions du 14ème Régiment de Chasseurs Parachutiste.
L’ECQG tire son origine lointaine de la 75ème Compagnie de Quartier Général (25 DP) qui devient 61ème CQG en 1961 (11 DLI) puis 61ème ECQG en 1973 et 14ème ECQG en 1979).
L’ECT tire son origine lointaine de la 2ème compagnie du 513ème GT.
Drapeau du « Brave 14 ». Reprise de l’insigne du 14 RI

Ci joint un article trés complet au format pdf.
Bonne lecture.

Merci à l’ADC(ER) MARCHANDISE pour ce sublime article.
Depuis les années 1980 l’armée de terre, comme les autres armées, s’est engagée dans une politique de féminisation et aujourd’hui des statuts communs régissent le personnel masculin et féminin, leur assurant un déroulement de carrière identique.
Mais cette politique si elle n’a pas toujours été pratiquée avec l’intensité actuelle, n’a cependant pas été totalement ignorée lorsque les armées étaient en campagne, en particulier pour ce qui concerne notre Arme.
L’arme compta dans ses rangs les conductrices-ambulancières servant sous le double signe de l’écusson vert du Train et de la Croix-Rouge symbole de leur mission humanitaire.
Partageant avec une grâce souriante et un dévouement sans limite la dure vie des soldats, elles furent présentes dans les unités de transport sanitaire du Train sur tous les théâtres d’opération des derniers conflits.
Elles méritent de figurer en bonne place dans le rappel historique des hauts faits de l’Arme depuis sa création.
Novembre 1942….les Alliés débarquent en Afrique du Nord. Sur place, évadées de France et jeunes femmes volontaires d’Algérie et du Maroc sont regroupées.
Une unité de conductrices de la Croix-Rouge commandée par Mademoiselle de Brignac se forme sous le nom de « Section Automobile d’Afrique du Nord » (S.A.N.A.). Elle est rattachée en janvier 1943 à l’Arme du Train.
Des écoles de spécialisation sont ouvertes pour le personnel féminin et le 27ème Escadron du Train d’Alger se voit confier la mission de former les conductrices.
Celles-ci reçoivent en deux mois et demi sous la direction de Madame Cross, chef de section, les notions indispensables de conduite, de mécanique, de secourisme et topographie.
Quelques exercices de rames complètent la formation des conductrices-ambulancières et leur inculquent les principes élémentaires de la marche en convoi.
En deux ans, 1 500 conductrices seront formées. Les 50 premières sorties en mars 1943 se retrouveront aux ordres de Mademoiselle Clarenc dans la section sanitaire automobile qui participera à la campagne de Tunisie au sein de la division de marche de Constantine.
Cette section deviendra à l’issu de la campagne le premier élément constitutif du 3ème bataillon médical de la 3ème division d’infanterie algérienne.
Un Centre Féminin du Train en A.F.N. mène une active propagande de recrutement et adresse aux femmes un appel dont les termes peuvent aujourd’hui surprendre mais qui ne manquent pas d’une certaine résonance si on les replace dans le contexte de l’époque :
« Songez à nos morts, à ceux qui luttent, à nos prisonniers, à ceux qui tombent tous les jours sous les balles des pelotons d’exécution, à notre France douloureuse qui nous appelle. Venez avec nous sur les monts glorieux de la libérations, participez à cette gloire française qui ne s’oubliera pas ».
Ces nouveaux effectifs permettent de constituer, en plus des sections féminines de ramassage incluses dans les bataillons médicaux divisionnaires rattachés au Service de Santé, trois compagnies sanitaires du Train de réserve générale à forte proportion de femmes sui vont participer avec le Corps Expéditionnaire Français à la campagne d’Italie : les 531, 533 et 535/27.
Mobilisées et mises sur pied par le 27ème Escadron du Train, ces trois compagnies sont placées sous le commandement du chef d’escadron du Train Fruitière et sous la responsabilité du colonel Boucaud commandant le Train du C.E.F.
Pour sa part la compagnie sanitaire 531/27, créée à Lavigerie en Algérie le 2 mai 1943, débarque à Naples à la fin novembre 1943. Ses sections d’ambulances dont la moitié sont conduites par des femmes, accompliront un dur travail à San Clemente, San Angelo, Raccovinto et Flérano.
Le fanion de la compagnie, brodé en Italie et frappé du canard fétiche tenant à la main une valise marquée de la Croix Rouge, sera décoré le 9 avril 1944 de la croix de guerre avec étoile d’argent.
Le 7 août la compagnie fera mouvement vers Naples et embarquera sur la S.H. »Betty Zane » à destination des côtes de Provence. De leur côté, les conductrices des bataillons médicaux vont vivre pendant l’hiver 1943-1944 les plus durs moments de la campagne. …/…
C’est au cours d’une mission d’évacuation de nuit qu’une conductrice du 3ème Bataillon Médical, Marie Alphonsine Loretti, volontaire pour aller chercher des blessés à un poste de secours régimentaire particulièrement exposé, trouve une mort glorieuse sur la route de San-Elia à Terelle. Elle sera enterrée au cimetière militaire français de Venafro.
Deux citations collectives à l’ordre de la division, particulièrement élogieuses, seront accordées aux sections féminines de conductrices sanitaires des bataillons médicaux.
La section du 9ème Bataillon Médical de la 2ème division d’infanterie marocaine est décorée de la croix de guerre avec étoile d’argent le 9 avril pour avoir « forcé l’admiration des combattants par son esprit de discipline et le devoir, son mépris du danger et son dévouement total aux blessés de la Division… Elle a su magnifiquement montrer ce dont demeurent capables des Françaises ».
La section du 8ème Bataillon Médical de la 4ème Division marocaine de montagne commandée par Madame Bulle reçoit le 20 juillet 1944 la croix de guerre avec étoile d’argent ayant assuré « depuis mais 1944, en secteur défensif comme une période offensive, les évacuations sanitaires de plus de 2 000 blessés, de jour comme de nuit, sur des routes de montagne soumises au feu de l’ennemi ».
Dans ses « mémoires de guerre » le général Juin écrira à l’issue de la campagne d’Italie : « Toutes ces femmes ambulancières, infirmières, employées aux transmissions ou dans les postes avancés d’Etat-major, sauront faire montre du même courage sous le feu et d’un même esprit d’abnégation ».
Le 26 mai 1944, un décret du Gouvernement Provisoire de la République Française donne naissance à l’Arme féminine de l’Armée de Terre qui regroupe toutes les volontaires servant dans le Train, les Transmissions, le Service de Santé et le Service d’Etat-Major.
Au sein de la 1ère Armée du général de Lattre de Tassigny, les disponibilités en conductrices-ambulancières vont permettre de constituer deux compagnies sanitaires entièrement féminines entrant dans la composition d’un groupe sanitaire du Train à cinq compagnies commandé par le chef d’escadron Fruitière.
Le 20 août 1944, la 531/27 débarque sur la côte de Provence à Sainte-Maxime bientôt suivie de la 533/27. En décembre les sections sanitaires féminines sont à Belfort et en Alsace. Du 20 janvier au 9 février 1945 dans la dernière phase de l’offensive sur la poche de Colmar les conductrices transportent plusieurs milliers de blessés. Ce travail est rendu très pénible par suite de verglas et il faut parfois sept heures et demie pour aller de Belfort à Besançon. « Elles sont là, présentes à leurs postes… Elles chargent les blessés, puis dans un décor d’apocalypse, sur des routes défoncées et minées, regagnent les compagnies de triage, soufflent quelques instants et repartent… » (1).
Les conductrices-ambulancières de la 1er Armée Française accompliront leur devoir avec le même calme et le même sang-froid que leurs camarades masculins des unités combattantes. Estimant que partout où il y a souffrance il y a place pour elles, elles subiront toutes les épreuves avec un rare courage.
L’un d’elles Christiane Esders, engagée volontaire lors de l’arrivée de la 1ère Armée en France, sera mortellement blessée le 21 octobre 1944 au cours d’une évacuation. Elle sera citée à l’ordre de l’Armée à titre posthume. Une très belle citation collective à l’ordre de la division en date du 7 juillet 1945 consacrera l’action des officiers, sous-officiers, conductrices et conducteurs du Groupe des Compagnies Sanitaires du Train de la 1ère Armée « travaillant sans relâche de jour comme de nuit, souvent dans des conditions atmosphériques très sévères et sous le bombardement » (2).
de la 1° compagnie auto du 8° bataillon médical de la 4éme DMM Par madame A. DUFRAISSE
« Jeune femmes, jeunes filles, engagez-vous : l’armée a besoin de vous. Vous remplacerez un homme capable de tenir un fusil. »
C’est en voyant ces affiches placardées sur les murs des grandes villes d’Afrique du Nord que j’ai décidé de m’engager (mineure, l’autorisation paternelle n’a pas été facile à obtenir !)
Le 16 avril 1943, je franchissais la porte de la caserne du 31ème régiment du Train à Marrakech, et signais un engagement en qualité d’ambulancière pour la durée de la guerre : je venais d’avoir 19 ans !
Cours de conduite, de mécanique, d’entretien du moteur, de topographie, de secourisme, d’études des astres (au cas où nous tomberions dans les lignes ennemies), marche de 20 km avec port du masque, etc. Enfin, tout ce que devrait savoir une parfaite ambulancière en campagne.
Le 7 juin 1943, je suis affectée à la 1ère compagnie auto du 8ème bataillon médical de la 4ème division marocaine de montagne. Nous quittons le Maroc pour l’Algérie, où la division perçoit le matériel américain. Quant à nous, les ambulancières, nous nous familiarisons avec notre véhicule « Dodge ». Nous l’avons si bien entretenu que nous terminerons la guerre avec le matériel d’origine, fait dont nous tirons une très grande fierté !
Pourtant, que de chemin parcouru : libération de la Corse, campagne d’Italie (de Naples à Florence), libération de la France, passage du Rhin, Allemagne, Autriche, jusqu’à la dissolution de notre division en 1946.
L’évacuation de nos blessés n’était pas toujours facile. Je me souvient de la conduite de nuit, en black-out total, le pare-brise levé pour une meilleure vision, dans le brouillard ou dans la neige, par une nuit sans lune, une conductrice au volant, sa coéquipière assise sur l’aile de l’ambulance, ou marchant devant, un chiffon blanc à la main pour indiquer la route : il fallait arriver au poste de secours dans les meilleurs délais.
Bien des années après, le passé ressurgit très présent à ma mémoire : comment oublier certains évènements marquant de notre engagement ?
La nuit du 11 mai 1944 a marqué ceux qui l’ont vécu : à 23 heures, 2 000 canons se sont déchaînés pour tenter d’ouvrir la route de Rome aux armées alliées du corps expéditionnaire d’Italie. Trois minutes plus tard, on demandait déjà des ambulances. Nous passerons la nuit et les jours suivants à évacuer de nombreux blessés, fauchés sur le terrain ou dans la champs de mines. Que d’actes d’héroïsme !
Je voudrais témoigner encore de notre admiration et de notre amitié à l’égard de nos camarades de la régulation routières, toujours présents sur les routes du front, souvent à des carrefours dangereux, et qui, au cœur de l’action étaient nos guides précieux.
Ils nous renseignaient sur l’état des routes et terminaient toujours par un « Bonne chance » chaleureux qui en disait long sur les dangers partagés.
Le 20 septembre 1944, notre bateau arrive en vue des côtes de France : quelle émotion ; nous attendions ce moment depuis si longtemps ! Nous venions de laisser 8 000 morts et 2 000 blessés ou disparus sur le sol d’Italie, après huit mois de combats ininterrompus.
Nous retrouvions notre patrie, mais pas encore, hélas, libérée. D’autres combats nous attendaient. Confiantes en l’avenir, dans la victoire, nous reprendrons, à peines débarquées, nos missions.
C’est par un froid très rigoureux (-20°) que la campagne d’Alsace s’est déroulée.
Tous les participants, surtout ceux originaires d’Afrique du Nord et d’Afrique, en on beaucoup souffert. Nombreux blessés, pieds gelés, circulation rendue difficile, engagements meurtriers, ont contribué à ralentir l’avance des troupes sur le terrain.
Pour que nos ambulances soient toujours en état de marche, nous laissions tourner les moteurs jour et nuit. Confrontées au verglas et à la neige, nous devions mettre les chaînes sur lesquelles nos doigts collaient douloureusement.
Routes bombardées et verglacées, c’est souvent la peur au ventre que nous partions en évacuation, alors que nos blessés se sentaient sécurisés par notre présence !
Mais enfin le printemps, puis l’armistice : notre parcours s’achevait. La France alors libérée, j’ai repris les études d’infirmière. Diplômée d’Etat, j’ai aussitôt signé un engagement pour l’Indochine et l’Afrique du Nord.
Des mes années passées nous les drapeaux, il me reste des souvenirs exceptionnels, mais souvent endeuillés par la mort. Puissent mes enfants et mes petits-enfants connaître un avenir de paix !
Le fanion de la section des ambulancières de la 1ère compagnie auto du 8ème bataillon médical a été décoré de la croix de guerre le 14 juillet 1944, à Sienne, par le général Juin, et déposé officiellement au musée des Invalides, le 20 novembre 1996.
Bibliographie : Les femmes en campagne dans les rangs du Train de 1807 à 1957 J-L VILLAUME revue du TRAIN n° 2/87. Témoignage « Souvenirs d’une ambulancière » Madame A DUFRAISSE TRAIN magazine n° 7/2004.
Un grand Ancien du GT 516 nous gratifie ici encore d’un belle réalisation, avec des images trés rares de nos camarades de l’Arme.

En 1808 en Espagne, les tringlots doivent soutenir une armée de 100 000 hommes. Le mulet se révèle alors être le meilleur moyen de traverser un relief particulièrement accidenté. Les premières compagnies muletières du train sont créées. Elles seront également à l’honneur en Algérie à partir de 1830.
Le maréchal Bugeaud écrira : "c’est le fantassin et le tringlot avec ses mulets qui ont conquis l’Algérie"
Le mulet doit être, en premier lieu, servi par un personnel rustique capable de longues marches par tous les temps, et qui de surcroît possède l’expérience de l’entretien des animaux en général et du mulet en particulier.
L’aptitude des montagnards nord africains se révèlera, en ce domaine, irremplaçable.
Lors de la campagne d’Italie la pénurie de cette catégorie de personnel conduit le commandement à confier deux et parfois trois mulets à un même homme ce qui ne va pas sans difficultés tant en convoi que pour les soins d’entretien.
Dans le même ordre d’idées, ce recrutement partiellement tari pendant la guerre d’Algérie, amène à la création, par le Train, d’un centre d’instruction spécialisé .
Selon la taille du mulet et selon la difficulté ou la longueur des transports, la charge tolérée varie entre 100 et 150 kg y compris le bât d’un poids de 40 kg pour le bât réglementaire français, adopté en 1880 et utilisé jusqu’en1975…… !!!! Il est rapporté que les modèles les plus importants auraient pu porter des charges allant jusqu’à 180 kg soit près de 30% de leurs poids.
La sobriété du mulet a été particulièrement appréciée pendant les campagnes coloniales lors d’opérations en zones pauvres en fourrage ou en céréales européennes, au cours desquelles il a été souvent nécessaire de recourir à des succédanés tels que le paddy ou le manioc àMadagascar, les tiges feuillus de bambou enIndochine.
Il doit être noté que dans les années cinquante les contraintes de ravitaillement des mulets eux-mêmes avaient été semble-t-il partiellement surmontées par la mise au point de « briquettes nutritives » vitaminées, d’un poids unitaire de 1,750 kg et dont deux suffisaient à assurer la ration journalière d’un mulet de type bât d’infanterie . Il ne semble que cette proposition ait dépassé le stade des expérimentations .
J’aimerai revenir plus particulièrement sur la période de la guerre d’ Indochine pour mettre en avant 2 Compagnies muletière, et ce sans pour autant occulter les autres unités qui feront l’objet d’articles futurs.
En effet en Indochine, le relief des chaines montagneuses, les hauts plateaux du TONKIN ou du LAOS raréfiaient les routes. Quand la ravitaillement par la route n’était plus possible, il ne restait que deux possibilités . la voie des airs ou le dos des mulets.
A l’époque, le mulet n’est pas d’un emploi nouveau dans cette région, car mulets et chevaux de bât sont utilisés de façon courante. Mais devant la rareté des animaux, il faut faire appel à des animaux importés.
Outre le ravitaillement des zones au relief difficile, les actions du Viet- Minh étendent le rôle ravitailleur des compagnies muletières. Les embuscades, les sabotages d’ouvrage d’art, les destructions de route rendent impossibles les déplacements sur certains itinéraires. Il est alors nécessaire de ravitailler à dos d’homme ou à dos de mulet.
Les Compagnies muletières sont plus spécialement destinées à ravitailler les postes d’accès difficile et effectuent des brouettages soit en fin de parcours quand les camions n’ont plus de route pratiquable, soit sur le parcours pour franchir une portion de route détruite. Elles assurent également des transports opérationnels, travaillant avec l’artillerie et l’infanterie dont elles permettent le ravitaillement et l’allègement en cours de mouvement.
La 805° Compagnie Muletière du Train a été créée le 16 Juin 1949 par le Colonel RENAIDEAU D’ARC, commandant provisoirement la division de CASABLANCA.
Mise sur pied au camp TURPIN (32° Escadron du Train), la 805° Compagnie Muletière est mise sur pied au titre du Corps Expéditionnaire d’Extrême-Orient. Elle est à base de conducteurs marocains.
Dès Septembre 1949, la Compagnie fait mouvement sur ORAN pour embarquer ses animaux sur les bâtiments "CALAIS" et "ORION". Les personnels de l’unité embarquent sur le "PASTEUR" à MERS-EL-KEBIR le 28 Septembre 1949.
Le 16 Octobre 1949, la 805° Compagnie Muletière débarque en Baie d’Along. Elle est mise à la disposition du Général commandant les FTVN et dirigée par voie ferrée depuis HAIPHONG sur son point de stationnement à BACH-MAI dans la banlieue d’HANOI.
Sous les ordres de son commandant d’unité, le Capitaine DELUC, la 805° Compagnie Muletière participe immédiatement aux différentes opérations, d ’abord sur les pistes du Delta Tonkinois puis dans le massif du DONG-TRIEU où un peloton se trouve dans le SON TAY,un second dans le secteur de DAP-CAU.
De Février à Juin 1950, les pelotons de la 805° participent avec leurs homologues de la 555 C.1. aux opérations "PARPAINES" (DINH-LAP, AN-LAC, HADONG, PHO-DACH, KHE-L0, SEPT PAGODES), "DAVID" (KIN-BAI, UAN DINH) et "FOUDRE" (NIA-TAH0, NIOC-DONE, TINH-DUC-HAN).
En Septembre 1950, la compagnie est engagée en entier avec 140 mulets dans la région de BAC-NIMH, PHU-LOI. Elle se distingue particulièrement le long du SON-DAY, de la R.P. 22 et du canal PHU-LY.
En Octobre 1950, elle participe à la prise de THAI-NGUYEN effectuant en pleine brousse, au milieu des marais, dans un terrain miné et très pénible des raids exténuants de plus de 30 Km.
En Décembre 1950, la Compagnie est mise à la disposition du Groupement Léger de Tabors Marocains puis de la 1° Division de Marche du TONKIN. Sans escorte, assurant sa propre sécurité, elle parcourt sans arrêt le massif du DONG-TRIEU, les secteurs de VIN-YEN, VIETRI, DONG-DAO, XAN-MAY et les PINS PARASOLS.
Grâce à l’endurance de son personnel, la compagnie assure pleinement ses missions de Transport au cours des années 1950 et 1951. Le 1° Trimestre 51, la compagnie parcourt 433 Km en transportant 195,8 tonnes ; le 2° Trimestre 51, elle parcourt 620 Km et transporte 230 Tonnes.
En fin d’année les pelotons muletiers sont dans le SON-TAY et sur la "RIVIÈRE NOIRE".
Le 19 Décembre 1951 par ordre général N°2528 une très belle citation collective à l’ordre de la division est accordée à l’unité, récompense de deux années d’opérations quasi ininterrompues. Elle est signée du Général d’Armée DE LATTRE DE TASSIGNY, Haut-Commissaire de France en Indochine et Commandant en Chef en Extrême-Orient.
Durant l’année 1952, la 805° CM continue inlassablement ses missions sur les itinéraires du Delta.
Le 31 Mars 1952 au cours d’une prise d’arme, la croix de guerre des TOE avec étoile d’argent est épinglée à son fanion et 38 citations viennent récompenser les ’efforts individuels de ses personnels : 3 à l’ordre de la Division, 13 à l’ordre de la Brigade, 22 à l’ordre du Régiment.
Durant le 1°Trimestre 1952 les pertes de l’unité s’élèvent à 3 tués à l’ennemi, 5 blessés, 4 disparus et les pertes en animaux à 11.
Le ler Avril 1952, le Capitaine MOSLARD succède au Capitaine DELUC rapatriable.
La Compagnie est plusieurs fois attaquée par les rebelles :
Le 3 Juin 1952 sur la RP 22 à hauteur de TRACH-BICH, - le 9 Juin 1952 Côte 98,
le 17 Juin 1952 à CHO-BEU.
Au cours du 2°Trimestre 52, les pertes sont de 3 tués à l’ennemi, 2 blessés et les pertes en animaux sont de 8.
Une nouvelle prise d’armes donne l’occasion de remettre décorations et citations ; 1 à l’ordre de la Division, 8 à l’ordre du Régiment.
Le 15 Septembre 1952 une prise d’armes d’un éclat particulier accueille l’étendard de l’Arme du Train qui est présenté de façon solennelle aux muletiers de la 805° Compagnie Muletière.
Le 30 Octobre 1952 la Compagnie constituée en groupement muletier avec 1 peloton de renfort de la 555° Compagnie Muletière est engagée en opération. Le Groupement muletier est aux ordres du Capitaine MOSLARD commandant la 805° Compagnie Muletière.
L’opération "LORRAINE" va pendant deux mois déplacer en convoi le Groupement et ses mulets de AI-MO et du SON-TAY à PHU-DOAN en passant par TRUNGHA, RANG-HOA, PHU-TO et NGAC-TAP.
Au cours de cette opération, deux pelotons sont pris dans la vaste embuscade de CHEM-MONG le 17 Novembre. L’assaut donné par un Régiment de la Division V.M. 308 commence à 7H00 du matin. Il dure jusqu’au milieu de la nuit, devenant un combat au corps à corps où sont mêlés cavaliers, tirailleurs et muletiers.
Le 23 Décembre 1952 un peloton est embarqué par camion à destination du camp retranché de NA-SAN, d’où il opérera avec les bataillons de parachutistes et de légionnaires transportés par les Dakotas des Groupes "AN JOLI" et "FRANCHE COMTE".
Les hommes et les mulets sont en pays THAÏ pour la fin de l’année. Ce peloton sera définitivement transféré à la 555° Compagnie Muletière le 1°Mai 1953.
Pendant ce temps-là compagnie continue ses efforts. Outre le peloton de NA-SAM, un second peloton travaille dans 1e secteur de CHO-BEN, le troisième dans la région de LAI-CHAU.
Au cours du 1°Trimestre 1953 la Compagnie se voit attribuer 43 citations (Brigade 3, Régiment 40). Mais elle a subi des pertes (tués à l’ennemi 3,blessés 2, pertes en animaux 4).
Du 01 Janvier 1953 au 31 Juillet 1953, la Compagnie parcours 5 196 Km transportant 1755,6 tonnes.
Les difficultés de circulation au Nord Laos amènent le Commandement à engager la 805’ CM dans cette région.
Dès le mois de Mai 1953 les premiers éléments de la 805° stationnent dans 1a plaine des Jarres au LAOS. Le 1er Peloton Muletier en opérations sur le Nord LAOS progresse de NA-SAM en direction de BAN-BAN puis KANG-KHAI où il pénètre le 27 Mai 1953.
Dès la fin des opérations sur KANG-KHAI et la des Jarres, te 6 Juin 1953, le peloton venant de NA-SAM s’installe dans la plaine en Août 1953. plaine
Après avoir perdu un peloton au profit de la 555’ CM, la 805° CM se renforce d’un peloton de la 555° opérant au LAOS avec les légionnaires du 2°BEP.
La 805° Compagnie Muletière fait mouvement au complet du Nord Vietnam sur le secteur de XIENG-KHOUANG où elle est mise à la disposition du Général Commandant les FTL. Sa base arrière se fixe à SAVANNAKHET.
Dès son arrivée, elle participe aux diverses opérations dans la région montagneuse du NORD LAOS (BAN-BAN le 7 Juillet 1953 pour le 1° Peloton, BAN-KHAY le 26 Juin 53). Au cours du troisième trimestre 1953, la compagnie les divers itinéraires du NORD LAOS et participe THA-THON, XIENG-KHOUANG, en Octobre 53, opération Novembre 1953, opération sur XIENG-KHOUANG. sillonne à toutes les opérations à BAN-BAN, TAM-LA, opération "JURA" sur BAN-POT "LANDES" sur THA-THON du 3 au 23 sur TAM-LA le 5 Décembre 53, opération Courant 1954, la compagnie toujours stationnée dans la plaine des Jarres participe aux opérations de nettoyage dans le NORD LAOS.
Dès le 1° Janvier 1954, 43 mulets partent sur TAM-LA. Le 8 Janvier, 35 mulets sont dirigés sur XIENG-KHOUANG. Le 11 Mars enfin 32 mulets partent sur MYONG-SOUI.
Le 15 Mars 1954, le Capitaine LAGERE prend le Commandement de la Compagnie, en remplacement du Capitaine MOSLARD affecté au commandement de la 555° Compagnie Muletière.
Au mois d’Avril 1954, la Compagnie part à nouveau en opération sur BAN-BAN du 1 au 5 Avril 54, puis sur THA-THON. Le 22 Avril 54, 29 citations nouvelles sont décernées au personnel de l’unité en présence du Colonel CHAPELLE Commandant le Train des FTEO, du Colonel SORE Commandant le secteur de XIENG-KHOUANG et inspecteur des TABORS MAROCAINS en ExtrêmeOrient, du Lieutenant-Colonel FUCHS Commandant le Train des FTL. Le 26 Juillet 1954 un peloton de 35 mulets participe cinq jours durant à une opération de nettoyage sur BAN-PHOU-FA.
Début Août 1954, c’est la fin des opérations dans le secteur NORD LAOS et les éléments de l’unité se regroupent et se réorganisent dans la plaine des Jarres.
Courant Octobre et début Novembre 1954, la Compagnie reçoit l’ordre de vendre ses mulets en vue de sa future dissolution.
Dès la vente terminée, le 12 Novembre 1954, l’unité est aérotransportée sur SAIGON, via SENO, et sa dissolution est prononcée le 30 Novembre 1954 à 24H00.
Ses personnels doivent renforcer la 1°Compagnie du GT 517. Pendant cinq années de présence en Extrême-Orient et cinq années de combat, la 805° Compagnie Muletière sert dans le Delta TONKINOIS, dans le Massif du DONG-TRIEU, la région de NA-SAM puis au NORD LAOS. La compagnie a été cité une fois de façon collective à l’ordre de la division. Elle a obtenu 180 citations individuelles.
Elle a parcouru près d’un million de kilomètres et transporté plus de 5000 tonnes de matériaux divers.
Ses pertes en cours d’opérations s’élèvent 17 morts 21 blessés 11 disparus 43 mulets tués.
Elle a apporté aux légionnaires, tirailleurs, parachutistes , fantassins et supplétifs l’appui d’une aide toujours nécessaire et souvent irremplaçable.
Compte tenu de la dissolution futur du "régiment des millions d’éléphants", on s’interroge sur la relève....
Le 16 Août 1947, le Général Commandant les Forces Terrestres en Extrême-Orient décide la création de la 555° Compagnie Muletière du Train.
Elle s’installe au TONKIN, d’abord à QUANG YEN en zone côtière puis début 194$ à HANOI, au parc zootechnique de BACH MAI qui restera jusqu’au départ des troupes françaises d’HANOI le berceau des unités muletières.
Un peloton est mis à la disposition de la zone frontière et rejoint LANGSON. I1 assure jusqu’en octobre 1950 les ravitaillements réguliers des postes de la zone frontière en particulier DONG-DAN, LAGSON et DONG-NOI.
La Compagnie participe à la quasi totalité des opérations du TONKIN face à un adversaire mordant passé maître en matière d’embuscade et de mines. Le 22 novembre 1948 à BINH XUYEN (région de SONTAY) l’explosion d’une mine tue le Sous-Lieutenant LEGEAL, blesse très grièvement le Capitaine GALLAIS et le maréchal des Logis BOUCHER qui succombera quelques jours plus tard.
Le 7 Octobre 1950 une colonne en opération dans la région de THAT KE est encerclée. Pour éviter leur capture par l’ennemi, les 24 animaux du groupe muletier sont abattus. Un sous-officier, un brigadier et 10 conducteurs disparaissent au cours du combat.
Un peloton de la 555° rattaché à la 805° C.M. du 10 octobre au 19 novembre 1952 participe à l’opération LORRAINE. A CEN MONG ce peloton tombe dans une embuscade tendue par un régiment de la division 308. Le combat commencé à 7H00 du matin se termine vers 23H00 en une mêlée sans quartiers.
Les 805° et 555° Compagnies Muletières travaillent en étroite collaboration et la 555° sera engagée au LAOS.
Le 25 Décembre 1952, un peloton est transporté par voie aérienne vers NA - SAN et la PLAINE DES JARRES. II assure le transport des parachutistes de SAM NEUA à BAN BAN au profit des 7° BCL, 6°BIL2/2 REI.
En avril, il devient peloton de la 805° Compagnie Muletière tandis le peloton de la 805° stationné à NA - SAN est transféré à la 555°. L’évacuation de NASAN commencée le 9 Août permet un regroupement de tout le peloton à HANOI le 10 Août.
Le 5 janvier 1954, un peloton est aérotransporté sur le LAOS, il participe à l’opération MAYENNE et stationnera à PAKSANE.
Mais au TONKIN où la 555° C.M. continue l’essentiel activités, les embuscades s’intensifient, les pistes routes sont truffées de mines locales ou chinoises, de charges de plastic et d’obus piégés.
Le 12 mars 1954, le poste de HOA BAO est attaqué ; trois conducteurs sur dix et 3 mulets sur douze sont tués. Le 21 à DINH- SON un détachement tombe dans une embuscade et perd trois conducteurs et trois mulets. Le 31 mars deux conducteurs sont enlevés par le Vietmin h à BAI THAO. Le 13 Juillet 1954, la 555° reçoit l’ordre de faire mouvement sur HAïPHONG, prélude à l’évacuation d’HANOI qu’elle quitte le 15 Juillet laissant un peloton encerclé à LUCNAM, un second dans la région de PHU LANG THUONG, le troisième étant à PAKSANE (LAOS).
Le 18 Juillet la section de commandement quitte HAïPHONG sur le S/S ABBEVILLE et débarque à SAIGON le 21 Juillet 1954.
Le 29 juillet le 1° Peloton décroche de LUCNAM et rejoint HAïPHONG par les Sept Pagodes, le 2° Peloton rejoint HANOI.
La 555° Compagnie Muletière est dissoute le ler Octobre 1954. Durant sept années les pelotons de la 555° ont travaillé au profit des autres combattants dans le Delta, au LAOS et en pays THAI. Ils ont participé à plus de 20 opérations du TONKIN.
La Compagnie a parcouru 1 104 000 kilomètres transportant plus de 10 000 tonnes de vivres, matériaux et munitions.
Elle a laissé sur les pistes, dans les rizières ou les montagnes, 22 morts, 35 blessés, 15 disparus et 600 mulets.
Thomas K.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES :
Dagain R (1963) - « Les effectifs équidés(chevaux et mulets ), le nombre de vétérinaires en service dans l’Armée française et les pertes en personnels et en animaux éprouvées pendant la Seconde Guerre Mondiale ( 1939 – 1945 ) ». Fiche non publiée (archives ITSVBA).
Historique du 517°RT
Duraud P (1953) - « Le rôle des unitésmuletières dans une guerre de montagne moderne. Mission dévolue à l’AV 541 pendant la campagne d’Italie ». Rev Vét.Mil
UTILISATION DU MULET DANS L’ARMEE FRANCAISE par Claude Milhaud* et Jean-Louis Coll.
Sous - lieutenant CHRÉTIEN Jacques - LA Guerre DES BRELES N’AURA PAS LIEU - Compagnie muletière
Les insignes du Train / CNE MOUROT

SES ORIGINES
Le 1ère Division Blindée (1ère D.B.), héritière de la Brigade légère Mécanique est formée le 1er avril 1943 en Afrique du Nord.
Au sein de cette division le Train, placé aux ordres du Chef d’Escadron BRUNAUD, comprend initialement :
la 91ème Compagnie de Quartier Général stationnée à MASCARA et dans laquelle figure un peloton de circulation routière (P.C.R.)
la 191ème Compagnie de Transport stationnée à MERCIER-LACOMBE
la 491ème Compagnie des Services stationnée à TIZI-OUZOU
des éléments du Train du 15ème Bataillon médical stationnés à SIDI-BEL-ABBES.
A partir du 1er juin 1944, la 291ème Compagnie de Transport stationnée à MOSTAGANEM renforce le Train divisionnaire.
CAMPAGNE DE FRANCE (1944-1945)
Le 16 août 1944 la 191ème Compagnie de Transport et la 91ème Compagnie de Quartier Général débarquent à CAVALAIRE avec le peloton de circulation routière.
De leur côté la 291ème Compagnie de Transport et la 491ème Compagnie des services débarquent en PROVENCE entre le 11 et le 15 septembre 1944.
Le peloton de circulation routière divisionnaire, commandé par le Lieutenant IMBERT est à la ROQUEBRUSSANNE (Var) le 19 Août où il perd un homme dans une escarmouche d’avant-garde contre des éléments légers allemands. Le 23 août, il entre en tête des troupes françaises à MARSEILLE et occupe le palais LONGCHAMP qui devient le poste de commandement du Général SUDRE Commandant la 1ère D.B.
Transformé le 1er novembre 1944 en détachement de circulation routière à trois pelotons commandé par le Lieutenant SCRIZZI, l’élément de circulation divisionnaire reconnaît et jalonne les itinéraires de progression de la 1ère D.B. de MARSEILLE au RHIN.
En octobre 1944 à SAULXURES et SERVANCE (Vosges) ses pelotons mêlés aux unités de tête règlent la circulation sous les bombardements de l’artillerie ennemie. Le 18 novembre 1944 dans la région d’HÉRIMONCOURT (Doubs) un chef de peloton en mission de reconnaissance avancée avec des chars est grièvement blessé par les armes automatiques ennemies.
Le 19 avril 1944 le D.C.R. entre en Allemagne avec la Compagnie de Q.G. Dès son débarquement la 191ème Compagnie est engagée avec le maximum de ses moyens et le 15 septembre elle réussit à faire 22 prisonniers allemands à proximité de GENEVIERES. Mais les 191ème et 291ème Compagnies de Transport vont surtout s’illustrer du 21 au 26 novembre 1944 en permettant à la 1ère D.B. engagée en flèche dans le Jura de poursuivre sa manœuvre vers la Haute-Alsace malgré les contre-attaques allemandes.
En effet, le 21 novembre le Combat Command n°3 de la division atteint MULHOUSE tandis que le reste de la 1ère D.B. longeant la frontière suisse par un couloir de cinq kilomètres de large s’engouffre dans la poche qui vient d’être créée. Les Allemands réagissent en attaquant sur l’axe LEPUIX-COURTELEVANT et en tentant de couper les arrières divisionnaires par la reprise de RECHES (régions est de DELLE).
Malgré la présence de l’ennemi en six jours de combat roulant de jour comme nuit sous le bombardement de l’artillerie adverse et les deux d’armes automatiques, les véhicules des deux compagnies exécutent au total 3 000 sorties passant au travers de la zone critique pour amener l’essence et les munitions aux éléments de tête. En particulier dans la nuit du 23 novembre les deux itinéraires disponibles étant interdits par les tirs adverses les véhicules de la 191ème Compagnie réussissent à gagner SEPPOIS (5 kms est de LEPUIX) en roulant par infiltrations. Vingt camions sur soixante sont plus ou moins gravement touchés.
121 citations individuelles et 2 médailles militaires viennent récompenser les cadres et les hommes des unités du Train à l’issue de ces dures journées.
Entre le 1er et le 2 décembre 1944 la 291ème Compagnie de transport opérant à ALSACE avec la 2ème Régiment de Zouaves a trois véhicules atteints et 3 hommes blessés.
Insigne de la 291ème Compagnie de transport
(fabrication artisanale de Berlin)
CAMPAGNE D’ALLEMAGNE
Le détachement de circulation routière divisionnaire donne sa pleine mesure au cours des deux derniers mois d’opérations. Par suite de la faible densité d’occupation du terrain, il arrive fréquemment aux pelotons de dépasser les avant-gardes de la 1ère D.B. et d’engager le combat contre les résistances ennemies, notamment le 23 avril à BIBERACH et à SCHUSSENRIED.
Le 24 avril 1945 à STUTTGART le D.C.R. combat deux heures, repousse plusieurs attaques et met hors de combat de nombreux ennemis. Poursuivant vers le sud il lance ses patrouilles de circulation vers HILLAFINGEN. Dans la nuit du 30 avril, deux pelotons atteignent la rive nord du lac de CONSTANCE et foncent vers FRIEDRICHSOFEN. Au lever du jour, la 1er mai 1945 agissant avec audace et détermination ils investissent l’école d’élèves-officiers de marine d’IMMENSTAAD, neutralisent la résistance et font mettre bas les armes au Commandant de l’école, le D.C.R. capture plus de 300 officiers et élèves-officiers.
Insigne de la 281ème puis 251ème Compagnie de Circulation Routière
Le 12 juillet 1945, le détachement de circulation routière de la 1ère D.B. est cité à l’ordre de la division par ordre général n° 1.059 du Commandant en Chef de la 1ère Armée Française. Entrée le 21 avril 1945 en Allemagne, les compagnies de transport divisionnaires progressent jusque dans la région d’ULM où elles se trouvent au 8 mai 1945. La 191ème Compagnie de transport est citée à l’ordre de la division le 12 juillet 1945 par ordre général n°1.054 du Commandant en Chef de la 1ère Armée Française.
En octobre 1945, la 1ère Division Blindée quitte l’Allemagne pour gagner la région de CHATEAUROUX et ISSOUDUN où elle est dissoute le 31 mai 1946 pour faire place à l’Elément Divisionnaire Blindé n°1. Pour leur part les 191ème et 291ème Compagnies de transport donnent naissance au 381ème Groupe de Transport et le D.C.R. à la 281ème Compagnie de Circulation Routière.
1er REGIMENT DE COMMANDEMENT ET DE SOUTIEN
Par D.M. n° 19 238/DEF/EMAT/MO.ORG/CD du 21 mars 1978, le Ministre a décidé de créer le 1er Régiment de Commandement et de Soutien (1er R.C.S.) à TREVES le 1er Juillet 1978, il est dissous le 31 juillet 1992.
Ce régiment encadré par l’Arme du Train, relèvera de la filiation du 1er Bataillon du Train des Equipages Militaires crée le 26 mars 1807, des Corps de l’Arme de même numérotation qui ont succédé jusqu’au 1er Escadron Régional du Train dissous le 31 mars 1946 et du Train de la 1ère Division Blindée pour la période du 1er avril 1943 au 31 mai 1946. Il recueillera leur historique, leurs traditions, les décorations et citations collectives.
L’emblème du Corps (fanion du 1er R.C.S.) portera :
les inscriptions « ALGERIE 1843-1944 », « CRIMEE 1855 », « GRANDE GUERRE 1914-1918 », « DELLE 1944 », « IMMENSTAAD 1945 ».
la croix de guerre 1914-1918 avec une étoile de bronze (citation à l’ordre de la Direction des Services automobiles aux Armées accordée au Groupement Automobile de Transport n°1 par ordre n° 323 du 4 avril 1918).
Il reçoit son étendard le 11 décembre 1978, celui-ci porte dans ses plis les inscriptions : « ALGERIE 1843-1844 » « CRIMEE 1855 » « GRANDE GUERRE 1914-1918 » « FRANCE1944 ».
Le fanion d’unité du 1er Escadron de Commandement et de Quartier Général (1er E.C.Q.G.) portera la croix de guerre 1914-1918 avec une étoile de bronze (citation à l’ordre de la Direction des Services Automobiles aux Armées accordée au Groupe de dépannage du Groupement Auto de Transport n° 1 par ordre n° 561 du 11 juin 1918).
Le fanion d’unité du 1er Escadron de Circulation portera :
la croix de guerre 1914-1918 avec une étoile de bronze (citation à l’ordre de la Direction des Services Automobiles aux Armées accordée au Groupe Régulateur n° 1 de la Réserve Automobile n° 1 par ordre n° 349 du 5 avril 1918) ;
la croix de guerre 1939-1945 avec une étoile d’argent (citation à l’ordre de la division accordée au détachement de circulation routière de la 1ère Division Blindée par ordre général n° 1.059 du 12 juillet 1945 du Général Commandant en Chef la 1ère Armée Française).
Le fanion du 1er Escadron du Transport portera :
la croix de guerre 1939-1945 avec une étoile d’argent (citation à l’ordre de la division accordée à la 191ème Compagnie de Transport de la 1ère Divion Blindée par ordre général n° 1.059 du 12 juillet 1945 du Général Commandant en Chef la 1ère Armée Française).
La 1er BSC (Base de Soutien et de Commandement) située à l’école militaire à PARIS détient l’embléme du 1er RCS, elle en a repris également la devise "PREMIER PARTOUT TOUJOURS".
BIBLIOGRAPHIES :
De 1807 à nos jours l’Arme du TRAIN
Archives historiques de l’ITRN
Les insignes du TRAIN SHAT 1988
1ère ARMEE FRANCAISE ETAT-MAJOR – 1er BUREAU N° 3935 CH/DC
P.C. le 12 juillet 1945
ORDRE GENERAL N° 1059
Le Général d’Armée de LATTRE DE TASSIGNY, Commandant en Chef la 1ère Armée Française
CITE :
A L’ORDRE DE LA DIVISION
LE DETACHEMENT DE CIRCULATION ROUTIERE DE LA 1ère D.B.
« Très beau détachement de circulation routière qui, sous les ordres d’un Chef jeune et ardent, le lieutenant SCRIZZI, a toujours su allier à une tenue parfaite et de réelles qualités techniques, de très belles vertus militaires.
« De SAINT-TROPEZ aux VOSGES du 15 août à fin septembre 1944, a reconnu et jalonné sans arrêt, de nuit comme de jour, tous les itinéraires de la division, s’engageant au-delà de la zone de combat pour aller chercher et rapporter le renseignement nécessaire au commandement.
« Dans les VOSGES, en octobre 1944, et notamment à SERVANCE, SAULXURES et BAMONT, a contrôlé et réglé la circulation dans le sillage même des unités de tête, malgré les bombardements systématiques de l’ennemi.
« A continué sous action pendant la campagne d’ALSACE, accomplissant ses reconnaissances sous le feu même de l’ennemi et assurant toutes ses missions de circulation malgré le froid intense et la neige.
« A donné son plein rendement pendant la Campagne d’Allemagne, du 18 avril au 1er mai 1945, en reconnaissant, fléchant et jalonnant plus de trois mille kilomètres de route, dépassant fréquemment, par suite de la faible densité d’occupation du terrain, la ligne générale du front. A été ainsi amené à plusieurs reprises à engager le combat, notamment du 23 avril à BIBERCAH et à SCHUSSENRIED, le 24 à STUGGART où au cours d’un combat de plus de deux heures, il a repoussé, toutes les attaques, mis hors de combat de nombreux allemands et réussi à décrocher en sauvant tout son matériel. Le 1er mai à IMMENSTADT, par un coup d’audace, a amené la capture de plus de trois cents officiers et élèves officiers d’une école de marine allemande, a rendu des services éminents à la division et a contribué à ses succès.
Signé : de LATTRE
1ère ARMEE FRANCAISE ETAT-MAJOR – 1er BUREAU
P.C. le 12 Juillet 1945
ORDRE GENERAL N° 1059
Le Général d’Armée de LATTRE de TASSIGNY Commandent en Chef la 1ère Armée Française
CITE :
A L’ORDRE DE LA DIVISION
La 191ème COMPAGNIE DE TRANSPORT DE LA 1ère D.B.
« Très belle unité de transport qui, sous les ordres d’un Chef particulièrement énergique, la Capitaine DIAS, a contribué pour une large part aux succès de la 1ère Division Blindée.
« Débarquée à SAINT-TROPEZ, du 15 au 17 août 1944 a, de la Méditerranée aux Vosges, par un emploi intensif de ses moyens, de jour et de nuit, sans arrêt, assuré seule le ravitaillement de la division, totalisant un parcours de plus de quatre cent trente mille kilomètres en trente cinq jours.
« Au cours de la campagne d’ALSACE, a contribué son action avec la même vigueur en particulier du 21 au 26 novembre 1944 pendant la coupure de l’axe de ravitaillement DELLE-SEPPOIS, faisant passer chaque jour ses convis sous le feu des armes automatiques et de l’artillerie ennemies.
« A donné toute sa mesure au cours de la campagne d’Allemagne où elle a assuré les transports de munitions et d’essence presque toujours en zone d’insécurité. Dans la ruée en avant de la Division, a été amenée à plusieurs reprises à engager le combat, tant pour défendre ses convois que pour protéger les dépôts divisionnaires. Au cours de ces différents engagements, a réussi à capturer plus de quatre cents prisonniers.
« Après neuf mois de campagne, conserve la presque totalité de son travail.
Signé : J. de LATTRE

1) L’ANCÊTRE
COURS TRAIN DE L’ECOLE D’APPLICATION DE LA CAVALERIE ET DU TRAIN
Historique : Créé en 1928 au sein de l’Ecole d’Application de la Cavalerie et du Train à Saumur, ce cours est destiné aux officiers-élèves d’active et aux élèves-officiers de réserve du Train. Décimé lors des combats de Saumur en 1940, il est reconstitué à Tarbes avec la nouvelle Ecole de Cavalerie. Il est dissout sur place en 1942.
Symbolique : Roue dentée traditionnelle du Train. Tête de cheval et volant évoquant les composantes hippomobiles et automobiles de l’Arme.
Nota : Cet aurait été réalisé, dans un premier temps, pour la 21° Mixte du Train de Saumur, unité de soutien de Cours.
Homologation : Non homologué
Fabricant : Drago.
2) LES INSIGNES DE L’ECOLE
Créée en novembre 1945, la nouvelle Ecole du Train doit attendre 1947 pour se doter d’un insigne.
Symbolique : La flèche ailée représente le transport et la circulation. Les anneaux tricolores symbolisent le sport. Les lauriers évoquent la gloire couronnant les études.
Homologation : H 344 le 17/02/47
Fabricant : Drago.
Remarques : Cet insigne a été retiré, en 1995, par la Maison Martineau de Saumur, pour commémorer le cinquantenaire de l’ EAT.
Cet insigne a été créé en 1952, à l’initiative du Général Salaun, commandant l’ Ecole.
Symbolique : Le volant de direction évoque le Train et la conduite des véhicules. Les armes de Tours matérialisent la garnison. Les lauriers sont tirés de l’ancien modèle. Hexagone symbolisant la France.
Homologation : G 972 le 1/12/57
Fabricants : Drago – Arthus-Bertrand – Fraisse – Ballard
Remarques : La maison Fraisse a réalisé, vers les années 1985/1990, un modèle doré et un modèle avec un volant en matière plastique rapporté. Ce dernier modèle était baptisé, irrévérencieusement, le « braille ».
3) LES UNITES DE MANŒUVRE ET DE SOUTIEN
GROUPE DE TRANSPORT 526 et 526° REGIMENT DU TRAIN
Historique : Créé le 01/02/48 à Rennes, le GT 526 est affecté à la Réserve Générale du Train.
En juin 1948, il s’implante à Melun, puis en 1951 à Evreux.
Transféré à Tours le 01/12/52, au Quartier Rannes, il devient corps support de l’ EAT. Il perd son appellation le 01/07/072 et prend la dénomination de Groupement de Manœuvre de l’Ecole. Le 01/07/81, il prend l’appellation de 526° Régiment du Train, tout en conservant ses missions. Enfin, il donne naissance au 12° RCS de la 12° DLBE à Tours, le 01/07/84.
Symbolique : Roue traditionnelle du Train. Le motif central de l’insigne est tiré de celui du 126° Escadron de Réserve Générale du Train ( 1936-1940 ), dont le 526 a repris les traditions, par décision de l’Inspection du Train, et qui n’est autre que l’attribut qui ornait les plateaux des boucles de ceinturon de cérémonie du Train.
Homologation : GT 526, H 614 le 17/02/48 – 526° RT, G 2992 le 05/02/82.
Fabricant : Drago.
230° COMPAGNIE DE CIRCULATION ROUTIERE
Historique : Créée le 16/11/62 à Tours par changement d’appellation de la 277° CCR de la 27° DIA, rapatriée d’Algérie quelques temps auparavant. Devient unité élémentaire de l’EAT le 30/04/68.
Symbolique : Gentiane et montagne tirées de l’insigne de la 277° CCR pour rappeler l’origine de l’unité. Armes de Tours matérialisant la garnison. Homologation : G 1946 le 30/06/063
Fabricant : Drago.
12° REGIMENT DE COMMANDEMENT ET DE SOUTIEN
Historique : Créé le 01/07/84 à Tours par changement d’appellation du 526° R.T, Régiment de soutien de la 12° DLBE et formation de manœuvre de l’EAT. Il stationne au Quartier Rannes. Il est dissout le 01/09/95.
Symbolique : Ecu écartelé commun à tous les RCS encadrés par le Train. Les couleurs symbolisent le Train, le Matériel, les Transmissions et le Service de Santé. Aigle impériale rappelant le 12° Bataillon du Train des Equipages Militaires du 1° Empire, dont le régiment a hérité les traditions. Au centre figure la réduction de l’insigne de la 12° DLBE.
Homologation : G 3314 en 1985.
Fabricant : Delsart – Fraisse – Ballard – Drago.
Les Ecoles de la Logistique et du Train
En 2004, "l’Ecole" prend une dimension supérieure puisqu’elle formera désormais tous les cadres qui serviront dans le cadre de la logistique. Elle se dote par la même occasion du pluriel en changeant de nom... Ce sera désormais "Les Ecoles de la Logistique et du Train".
Symbolique : Ecu aux couleurs des armes de la logistique : Train, Service de Santé des Armées, Transmissions et Matériel, le pélican évoquant la logistique, les armoiries de la ville de Tours et l’épée, symbole commun des écoles de l’armée de Terre. Une roue denté et une aile rappellent l’origine des écoles : l’arme du Train.
Homologation : G.4854 Fabricant : BMBTradition
Depuis le 31 juillet 2009, il n’y a plus le moindre Tringlot à Tours... date de la dissolution des ELT avant leur transfert à Bourges.
Une page s’est tournée.


Lors de la réorganisation de l’armée de Terre en 1984, la 6e Division Blindée de Strasbourg est dissoute et son escadron de circulation (le 6e EC) fait mouvement vers Auxonne pour devenir l’escadron de circulation de la force d’action rapide.
Arrivé à Auxonne le 22 juin 1984, il prend le 1er juillet l’appellation de 61e Escadron de Circulation et hérite des traditions de la 61e Compagnie de Circulation Routière (61e CCR)
Il y a peu de temps j’ai été contacté par "Popeye" afin de faire connaître ses réalisations en souvenir de la 61°CCR. Merci à tous de bien vouloir transmettre cette chaîne YOUTUBE à toutes vos connaissances. Voilà une base historique pour les plus jeunes et des souvenirs pour nos grands Anciens.
1ère Partie
2ème Partie
3ème Partie
"Je félicite le 120e Escadron Automobile pour sa présentation exemplaire et les résultats exceptionnels qu’il a obtenus dans la zone des manoeuvres." Général DOSSE (membre du Conseil Supérieur de la Guerre, 1936).
Le 120 Régiment du TRAIN est issu par filiation des :
120° Escadron Automobile de Réserve Générale du TRAIN (1929-1930),
120° Groupe de Transport de personnel (1939-1940).
Il en a recueilli les historiques et les traditions. Le 120e Escadron Automobile de Réserve Générale du Train (EARGT) est créé le 5 mai 1929 à SAINTE-MENEHOULD à partir des 102 et 103 Compagnies du 6°Escadron du TRAIN de Metz.
De sa création en 1929 jusqu’en 1939 le 120 EARGT participe à toutes les grandes manoeuvres dans l’Est de la FRANCE et conjointement mène expérimentations, compétitions sportives et activités d’instruction. A la mobilisation en 1939, il quitte sa garnison, disparaissant en tant que corps pour donner naissance au Groupe de Transport 120/24 de Réserve Générale.
Le 27 août 1939 le 120 GTP est créé à partir des effectifs du 120° Escadron au Centre Mobilisateur du Train N° 24 de Bicêtre. Dès sa mise à pied, le GTP 120/24 participe à la mise en place des Régiments d’Infanterie sur le front de Lorraine et dans le Nord de la France, puis en mai 1940 il rejoint le front d’Alsace et de Lorraine.
Pendant la campagne de France mai-juin 1940, le groupe motorise de nombreux régiments d’Infanterie constamment au contact de l’ennemi et en subissant en permanence le harcellement de son aviation fin juin, il se replie sur Tulle pour être réorganisé. En six semaines d’opérations le groupe a perdu le quart de ses véhicules. Il est dissous le 2 août 1940, ces compagnies sont classées "unités combattantes" du 10 mai au 20 juin 1940.
Le 1 er Janvier 1973, par décision du ministre d’Etat chargé de la Défense Nationale, le centre d’instruction du train N° 151 prend l’appellation de 120e Régiment du TRAIN. Stationné à FONTAINEBLEAU au quartier Lariboisière, à sa création il est composé de :
. un Etat-Major,
. un Escadron de Commandement et des Services, un Groupe d’Instruction comprenant :
un Escadron d’Instruction Technique,
quatre Escadrons d’Instruction.
Le 120e régiment du TRAIN, fidèle à sa vocation de corps instructeur, poursuit sa mission en formant les personnels destinés à l’administration centrale et aux divers organismes de la place de Paris.
Le 120 régiment du TRAIN reçoit son Etendard le 26 mars 1981. Le 30 juin 1993, après vingt années d’existence, le 120 régiment du TRAIN disparaît de l’ordre de bataille de l’armée.

Historique et symboliques du 503è Régiment du Train.
L’insigne du régiment est identique à celui du G.T.503 (Groupe de Transport 503). Il rappelle les origines marocaines du G.T.503 reformé à Fez en 1943.
Définition héraldique : "Roue crénelée de sinople à une gazelle posée en barre bondissant du sable et brochant un paysage africain (sable d’or, ciel azur et mosquée d’émail blanc. En pointe, le nombre 503 de sable".
Homologation : n°6.2635 du 4 juillet 1978.
Historique :
- la deuxième guerre mondiale :
Episode 1 :
Le 14 octobre 1939 est créé le Groupe Automobile T.T.N. (Transport Toute Nature) "Raverdy", du nom du Capitaine commandant ce groupe. Il regroupe six compagnies :
4 compagnies de camions T.T.N. : les 664/24, 684/24, 724/13 et 734/14,
la compagnie du train n° 704/22,
la compagnie d’autocars n° 694/1.
Le groupe de transport "Raverdy" devient le 4 novembre 1939 le Groupe de Transport 503. Le 1er février 1940, le G.T. 503 est dissout. Ses compagnies sont dispersées dans divers groupes (la compagnie du train au groupe 27, la compagnie d’autocars au groupe 30) mais la majorité est versée au groupe 29.
La 724/13 sera stationnée dans la région de Dun-sur-Meuse, et effectue des transports de munitions à partir des gares de Valmy et de Ville-Daumont.
La 734/14 restera pendant cette période dans les alentours de Nancy et de Faulquemont.
La 684/24 ne peut être localisée jusqu’à mai 1940, où on la retrouve dans l’Aisne (faute de Journal de Marche et des Opérations).
La 664/24 devient le 20 janvier 1940 "Compagnie Administrative" du groupe 29, et prend l’appelation de "Compagnie Autonome Spéciale" du groupe 30 à partir du 15 février 1940.
La première page de l’histoire du G.T. 503 se termine le 1er février 1940. Il aura existé du 4/11/39 au 1/02/40 sous les ordres du Chef d’Escadron Raverdy.
Episode 2 :
Le G.T. 503 est recréé au Maroc le 16 octobre 1943.
Le groupe est composé de :
un peloton de commandement,
trois compagnies de transport : les 31è, 32è et 33è.
La compagnie 283/25 est rattachée temporairement au G.T. 503, jusqu’au 22 décembre 1943.
Au 15 février 1944, la 33è Compagnie devient la 296è Compagnie de Transport de la 5è D.B.
La composition du G.T. 503 :
Effectifs :
P.C. : 3/3/20
31è CT : 4/19/242
32è CT : 4/20/236
Soit un total de 551 personnels.
Matériels :
Véhicules de liaison (Jeep) : 10
Dodge 1,5T : 176
GMC 2,5T : 12
Camion citerne : 1
Remorque GMC : 40
Cuisines roulantes : 2
En mai 1944, le G.T. 503 est dirigé sur Oran et se prépare à participer à la campagne d’Italie.
Episode 3 : la campagne d’Italie 1944
Débarquées à Naples par des navires de guerre américains, les 31è et 32è Compagnies du G.T. 503 sont renforcées par la 33è Compagnie des F.T.A. et la Compagnie de Transport 102/505. Le G.T. 503 est alors mis à la disposition du commandant des unités de transport de la 5è Armée U.S. (le LCL Kennedy) le 13 juin 1944.
A partir du 16 juin, le G.T. 503 fait route vers Tarquinio. Il prend part aux combats de la campagne d’Italie (Monteromano, San-Vinzenso, Siennne, San-Giminiano, Poggibondi, Certaldo et Castellina) et est de nouveau prêt à être rembarqué pour la France. Son action au cours de cette campagne vaudra l’inscription "ITALIE 1944" sur son fanion *.
(*voir plus bas)
Episode 4 : la campagne de France 1944-1945
Les unités du G.T. 503 débarquent à Marseille du 30 septembre au 6 octobre 1944, et gagnent le Doubs. A partir de novembre, le G.T. 503 est engagé avec la 3è Division d’Infanterie Algérienne dans les opérations du Jura, des Vosges et d’Alsace au sein de la 1ère Armée Française.
Il participe aux combats d’Héricourt et Montbéliard (15/11/1944) et à la défense de Strasbourg (01/1945).
La proportion des transports effectués à cette période est de 80% de munitions, 10% de personnels et de 10% de vivres-essence.
En avril 1945, le groupe est à Spire en Allemagne puis à Kandel où il termine la campagne.
Le 1er juillet 1946, les compagnies 31 et 32 prennent la dénomination de 1ère et 2è Compagnie. Le groupe participe aux transports des forces qui partent pour l’Indochine et il est dissout le 5 février 1947, pour être recréé quelques jours plus tard, le 16 février.
Episode 5 : la campagne d’Indochine 1947-1955
Le G.T. 503 forme ainsi la base du Train au Centre-Annam, avec la 255è Compagnie de Circulatin Routière issue du 521è Groupe de Circulation Routière.
Le groupe est remanié afin d’être adapté au mieux à ce nouveau théâtre d’opérations.
La 1ère Compagnie (1/503) : C’est la compagnie, qui en plus des missions de transports terrestres, dispose d’un peloton amphibie en Indochine.
La 2ème Compagnie (2/503) : Bien que moins décisive au niveau des transports, la 2/503 a une particularité. Elle est constituée à partir du 1er juillet 1949 de Légionnaires, et prend l’appellation de "Compagnie de Transport de Légion Etrangère 2/503"
Cette compagnie deviendra la "CTLE 3/516" le 1er janvier 1950.
Le 25 juillet 1955, la 2è compagnie est la première à quitter le Centre-Annam pour partir le 11 décembre pour l’Afrique du Nord. Le reste du G.T. 503 (E.M. et 1/503) embarquera le 13 janvier 1956 pour la même destination... l’Algérie.
Episode 6 : les opérations en Algérie
Le G.T. 503 participe aux missions de transport au profit de la 12è Division d’Infanterie depuis Tlemcen.
En 1956, il transporte 115 852 personnels, 14 302 tonnes de frêt et a parcouru plus d’un million de kilomètres. En 1957, c’est plus de 1 400 000 kilomètres qui seront parcourus, avec entre autre plus de 172 000 personnels transportés.
Le G.T. 503 a également la charge du contrôle et de la surveillance du sous-secteur de Tlemcen : plus de 15 000 personnes contrôlées par an.
Le G.T. 503 est dissout le 31 décembre 1957, et est recréé le 1er janvier 1958 sous l’appellation de "Groupe de Compagnies de Transport 503".
Lorsque les opérations en Algérie s’achèvent, les personnels du G.T. 503 ont obtenu plus de 200 citations individuelles.
Le 23 janvier 1964, l’Etat-Major et la 2/503 retournent en métropole. La 2è compagnie est dissoute la 15 février 1964, à Sissonne. La 1/503 restée à Mers-el-Kébir, sera à son tour dissoute le 30 avril 1964 (à Sissonne).
Le 18 février 1964, le fanion est remis au Musée du Souvenir par le Chef de Corps de l’Ecole d’Application du Train.
Episode 7 : le renouveau
Le 503è Régiment du Train est créé le 1er juillet 1978 à La Rochelle (17), par transformation du G.T. 538. Il conserve le fanion des G.T. 503 et du G.C.T. 503 dont il est l’héritier.
Son fanion porte les inscriptions "ITALIE 1944", "FRANCE 1944-1945" et "INDOCHINE 1947-1954"
L’étendard reçu par le Chef de Corps le 7 novembre 1980 des mains du général, commandant la 4è Région Militaire, porte les inscriptions "ITALIE 1944" ,"INDOCHINE 1947-1954" et "AFN 1952-1962", ainsi que la croix de guerre des T.O.E. avec deux étoiles d’argent.

L’insigne :
Homologué sous le n° G.2641
Symbolique :
Créé au Tonkin le 1er août 1947 avec l’appellation de Groupe de Transport 515 (G.T. 515), ce groupe de transport est né de la réunion des 171è et 271è compagnies de transport, formées en 1943 ; l’une en Algérie, l’autre au Sénégal.
Le G.T. 515 compte dans ses rangs trois compagnies et un peloton amphibie. Il est présent du nord au sud de l’Indochine, et participe aux opérations à la frontière de la Chine, en Cochinchine, au Cambodge et au centre Annam.
D’août 1947 à la fin des opérations en Indochine, le G.T. 515 a perdu 53 tués, 76 disparus et 210 blessés. La brillante conduite au combat de ses personnels a value l’attribution de 1 010 citations à titre individuel.
De 1951 à 1954, le G.T. 515 a obtenu à titre collectif : une citation à l’ordre de la Division, une citation à l’ordre du Corps d’Armée et deux citations à l’ordre de l’Armée. En 1956, le ministre lui accorde la fourragère aux couleurs de la croix de guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures.
C’est le Groupe de Transport le plus décoré de l’arme du Train .
Le 5 juillet 1955, le G.T. 515 part de Saïgon pour rejoindre l’Algérie. Il assure les missions de transport dans la région d’Alger, puis en 1957, il participe aux opérations dans le secteur d’Oran et du Sud-Oranais.
Le 1er janvier 1959, le G.T. 515 cède une compagnie qui, avec la 3è Compagnie Auto Saharienne de Transport (3è C.A.S.T.) donne naissance au 3è Groupe Saharien de Transport (3è G.S.T.).
En janvier 1963, l’Etat-Major et la 1ère Compagnie s’installent à Sidi-bel-Abbès tandis que la 2ème Compagnie reste dans la banlieue d’Oran.
Fin mai 1964, le G.T. 515 quitte l’Algérie pour la métropole, et rejoint Tanais, près de Bordeaux. En 1966, la majorité de ses effectifs forme le Groupe de Transport du Pacifique, et il ne reste plus qu’une compagnie à Tanais.
Le 1er juillet 1967, la 1/515 est renforcée du 3è G.T. (le 3è G.S.T. est devenu 3è G.T. le 1er avril 1963) qui rentre de Colomb-Béchar, et s’installe dans la forêt de La Braconne, en Charente, qui est encore aujourd’hui sa garnison.
Le 1er juillet 1978, le G.T. 515 prend l’appellation de « 515è Régiment du Train », et le chef de corps reçoit son étendard le 17 mai 1980 des mains du Général d’Armées LAGARDE, Chef d’Etat-Major de l’Armée de Terre.
Etendard du 515è Régiment du Train
Son étendard porte l’inscription « INDOCHINE 1947-1954 » et "AFN 1952-1962"et sa cravate est ornée de la croix de guerre des T.O.E . avec deux palmes, une étoile de vermeil et une étoile d’argent, ainsi que de la fourragère de la croix de guerre des T.O.E.
La devise du 515è Régiment du Train est "élégance et rapidité"
A gauche : Croix de guerre des Théâtres d’Opérations Extérieurs avec :
deux palmes pour les citations à l’ordre de l’Armée,
une étoile de vermeil pour la citation à l’ordre du Corps d’Armée,
une étoile d’ argent pour la citation à l’ordre de la Division.
A droite :
Fourragère aux couleurs de la croix de guerre des T.O.E. du 515è R.T.
En Février 1993, lors d’une prise d’Armes de nuit dans un village charentais, les Tringlots du 1er peloton du 2è Escadron de Transport portent fièrement leur fourragère.

Le Groupement de Transport 525 est créé initialement en deux parties, l’une à Draguignan et l’autre à Strasbourg, le 16 Mai 1945. Il sera dissout le 15 Novembre de la même année ...
Recréé le 1er Février 1948 à Arras, au quartier SCHRAMM, le 525e Groupe de Transport Lourd, comprenant une compagnie Hors Rang et deux compagnies de transport à trois sections de 20 camions.
Quartier Schramm (Arras)
Il est affecté à la Réserve Générale du Tain puis à la Réserve Ministérielle, il sera inclus dans le 122è Escadron de Réserve Générale du Train du 1er Avril 1951 au 31 Juillet 1955.
A partir de 1956, le G.T 525 traverse une période critique, en raison de l’aggravation de la situation en Afrique du Nord.
L’envoi d’importants renforts outre-méditerranée occasionne en effet de nombreux mouvements de personnels qui modifient sans cesse la physionomie du corps.
De 1960 à 1962, sa 2è Compagnie est implantée à Beauvais mais la portion principale demeure à Arras.
De 1962 à 1974, le G.T. 525 sillonne sans arrêt la 2e Région Militaire et la région parisienne avec ses SIMCA et ses BERLIET GLR.
A partir de 1974, il reçoit les gros porteurs UNIC P.270, renforcé par la suite par les BERLIET T.R.280 et participe dès lors, aux transports nationaux.
Le 1er Juillet 1978, le G.T. 525 prend l’appellation de 525e Régiment du Train sans changement de missions ni de structures : trois Escadrons de Transport, dont un en mobilisation, un Escadron de Commandement et des Services et un Escadron d’Instruction.
Il est dissout, à Arras, le 30 Juin 1991.
Son insigne est homologué G.613 au 17 février 1948
Fabricant : Drago, Fraisse
Le Cobra et le soleil levant sont des éléments tirés de l’insigne du 125e Escadron Autonome de Réserve Générale (E.A.R.G.) , le sol cramoisi* évoque la terre de Verdun imprégnée de sang (source pour l’insigne, tiré du livre du Service Historique de l’Armée de Terre : « Les Insignes du Train de MM. Mourot et Huyon)
* cramoisi : rouge foncé.
Miniature de l’étendard du 525è Régiment du Train
L’héritage historique :
Le 525e R.T. est l’héritier du 125e Escadron Automobile de Réserve Générale (1930-1939) et du 125e/24 Groupe de Transport de Personnel (1940) et dont il reprend l’insigne et les traditions.
Le 125e EARG a été créé à Dieuze, le 16 Juin 1930 à partir des 30e et 121e Escadron du Train. Comprenant deux Compagnies de Transport, il prend part jusqu’en 1939 à toutes les grandes manœuvres et aux nombreuses expérimentations de motorisation de l’infanterie tout en assurant le ravitaillement en matériaux divers des différents chantiers de construction de la ligne MAGINOT.
A la mobilisation Générale, le 2 Septembre 1939, il se transforme en 125e/24 Groupe de Transport de Personnel, après avoir été complété par des réservistes et renforcé par 2 compagnies d’autobus, mises sur pied chacune à partir d’un dépôt de la société de transport en commun de la région parisienne (la S.T.C.R.P).
Après avoir contribué à la mise en place des troupes de couverture sur la frontière de l’Est, il gagne la région du Nord de la France avec la 25e DI à laquelle il est adapté et cantonne durant l’hiver dans le secteur de Saint-Omer (Pas-De-Calais), le long du Canal de la Colme.
Campagne de France 1940 :
Au cours de cette campagne, le 125e/24 G.T.P. est engagé dans la manœuvre "Dyle" le 10 Mai 1940 avec les 38e et 60e D.I. et gagne, avec ces divisions, la Belgique puis la Hollande, violemment attaqué et cible privilégiée des chasseurs-bombardiers de la Luftwaffe à Ostende, Anvers, Breda et Bergen Op Zoom.
Il participe au repli des troupes depuis Beveren et Anvers jusqu’à Tournai puis sur Landrecies où il fut coupé en deux par des actions ennemies, une fraction se regroupant près d’Hesdin, l’autre près de Chantilly, avant de rallier, pour partie la région de Compiègne, pour l’autre la région d’Abbeville.
L’une de ses compagnies est prise à partie par les blindées allemands à Termonde, ville de Belgique en Flandre-Orientale. Un élément (le plus important) se bat à Malo-les-bains et Dunkerque, et est fait prisonnier à la suite de combats sporadiques, ayant épuisé carburant et munition, et divers tentatives d’exfiltrations.
2 pelotons d’autobus adaptés au 43e RI, subissent les épreuves de la retraite des Flandres et les affres du camp retranché de Dunkerque avant de connaître la captivité.
Le 125è EARG est reconstitué dans la région de Fontainebleau du 31 mai au 7 juin 1940 avec des éléments ayant échappés à l’ennemi, dont une compagnie complète renforcée par du personnel d’autres groupes dissous et 80 camions sortant d’usine.
En retraite à partir du 10 juin et de nouveau divisé par des actions ennemies, un élément gagna Lyon et Grenoble et peut échapper à l’encerclement et poursuivre la lutte jusqu’à l’armistice dans le cadre de l’Armée des Alpes avant sa démobilisation.
La 2e partie gagna la Dordogne.
Norvège 1940 :
L’une des compagnies du 125e/24 G.T.P., la 802e Compagnie de Camionnettes , est alors détachée à la force Franco-Britannique qui intervient d’Avril à Juin en Norvège.
Elle débarque le 6 Mai 1940 à Ballangen et à Harstad (Norvège du Nord) et intègre la 1ère Division Légère de Chasseurs du Général Béthouard et va être engagée avec notamment, les 5è et 27è Demi-Brigades de Chasseurs dans les combats menés aux environs de Djerkvick, Dkoglund, Oijord et Narvik du 13 au 28 Mai 1940.
Cette compagnie embarque dans les dernières à Harstad le 6 Juin 1940 et gagne l’Ecosse, puis son personnel passe aux Forces Françaises Libres le 18 Juin 1940, et est dissoute en juillet 1940 à Montauban.
Le 125è EARG, en raison de sa tenue et de son allant, a été surnommé le « Bataillon de Chasseur des Escadrons du Train »
Son insigne : Le "Cobra", ainsi appelé dans la saga du 125e et du 525e, bien qu’il en ai pas la tête, est inspiré d’un dessin de G. Scott datant de la 1ère guerre mondiale, représentant la Voie Sacrée de Verdun ; la tête de la colonne automobile était en fait celle d’un reptile dressé sur fond soleil levant, évoquant à la fois l’Est et le renouveau.
Cet insigne a été adopté à la suite d’un concours interne à la formation. Il figurait sur le fanion offert au corps par la ville de Dieuze le 16/09/1934 ; il est donc l’un des tout premiers insignes du train …
Fabricant : Arthus-Bertrand (source pour l’insigne, tiré du livre du SHAT : « Les Insignes du Train de Mourot et Huyon)
« La résistance à une fatigue accablante, le sang-froid, l’ardeur dont tous ont fait preuve ont confirmé la valeur militaire de la 25e D.I. …Ces sentiments s’étendent à ceux qui durant la bataille ont été associés à la Division dans le même danger et le même effort : camarades du Groupe de Transport 125… » Général Molinie Commandant la 25e DI (mai 1940)
BIBLIOGRAPHIES :
"Les insignes du TRAIN" Service Historique de l’Armée de Terre 1988
"Bataillons, Escadrons, Régiment du Train de 1807 à 1980" de J. Villaume et J. Carbonneaux A.M.E.T