
L’Escadron de Circulation Routière du 526° Bataillon du Train(1) est une USR (Unité Spécialisée de Réserve). 3° escadron du bataillon, il est implanté au Camp des Loges. A l’occasion du 10° anniversaire de sa création, l’unité a fait éditer un insigne métallique que nous avons souhaité vous faire découvrir : il reprend l’insigne de la RTIDF, la rose des vents de la circulation routière militaire, la roue dentée de l’Arme du Train ainsi que son animal symbole, l’hermine (choisi par l’unité car c’est un animal petit mais rusé et agile… et aussi le symbole héraldique de la Bretagne, rappel de la création du 526 à Rennes en 1948).
A l’instar d’un ECR d’active, l’escadron doit être en mesure de remplir des missions de renseignement, d’appui mouvement et de sûreté. Il assume plus d’une vingtaine de missions par an dans ces 3 registres. Avec une organisation en 3 pelotons de circulation et un PCL, l’ECR compte actuellement plus d’une centaine de personnels et devrait atteindre l’effectif théorique d’un ECR d’active début 2008. Equipé principalement de P4 et de motos, l’ECR remplit des missions d’aide au stationnement au profit du Gouverneur Militaire de Paris (engageant généralement une à deux patrouilles : prises d’armes présidentielles, obsèques nationaux,…), de régulation des mouvements pour les cérémonies nationales du 8 mai et du 11 novembre (un peloton complet travaillant de façon autonome en liaison avec les forces de l’ordre) et enfin d’appui direct lorsqu’il participe au Groupement de Circulation Routière qui permet chaque année l’organisation du défilé du 14 juillet à Paris. Cette mission exigeante engage un peloton complet pendant 15 jours aux côtés d’unités d’active et de réserve de l’Arme, notamment du 601°RCR d’ARRAS. Les personnels de l’EC se doivent donc de maîtriser les savoirs faires de base de l‘appui mouvement : filtrage, pointage, guidage, jalonnage, etc. C’est un des axes majeurs de la politique d’instruction du bataillon, concrétisée par 4 sessions minimum par an et un séjour au camp du RUCHARD. Ces séances permettent également de toucher du doigt la mise en œuvre de ces savoir faires en temps de crise, afin notamment de préparer les personnels à un déploiement éventuel en OPEX(2) ou en MISINT lors de plans gouvernementaux type Neptune, Biotox, Piratox ou pandémie.
Les circulateurs s’entraînent également en vue des MICAT(3) qui peuvent lui être confiées : engagement d’un peloton complet (surveillance et contrôle de zone du 60° anniversaire du débarquement en Normandie où la richesse de ses moyens transmission et sa mobilité ont permis une couverture optimale de sa zone d’opération), missions « UMIP » (patrouilles communes avec les Unités Mobiles d’Intervention et de Protection de la Préfecture de police de Paris dans le cadre du plan Vigipirate). Ces missions sont passées de 2 à 3 par an et permettent de tester les personnels en situation d’engagement opérationnel dans un environnement diffèrent des missions d’appui mouvement… Et sont autant d’occasions de soulager nos camarades d’active. L’escadron participe enfin aux missions de soutien du 526ème BT : détachement de chauffeurs (à l’OHQ par exemple), de cadres pour l’instruction (tirs COVAPI), de groupes pour des missions de service public (accueil des SDF au Fort de NOGENT,…) ou encore de personnel à la garde du QGL.
Au final, devant la satisfaction de faire partie d’une réserve d’emploi, a qui sont confiées des missions réelles, le bilan tiré par nos militaires « professionnels à temps partagé » est largement positif. L’unité a parfaitement trouvé sa place aux côtés de ses camarades d’active qui n’hésitent d’ailleurs jamais à partager avec elle les temps forts du bataillon. Cet insigne est là pour le symboliser.
CNE (ESR) COTARD Commandant l’Escadron de Circulation Routière DAR/526ème Bataillon du Train
(1) La formation de soutien de l’Etat Major de la Région Terre Ile de France. (2) Quelques personnels sont déjà partis en MCD ou en OPEX mais à titre individuel. Or en octobre 2007, c’est l’Arme du Train qui a fournit le premier peloton complet de réservistes à partir en OPEX. (3) Missions Communes de l’Armée de Terre.
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Formé le 5 mai 1929 avec des effectifs provenant du 20ème Escadron du Train de Nancy, le 122ème E.R.G.T. s’installe au quartier Jeanne d’Arc situé sur la commune de Dommartin-lès-Toul. Il est commandé par le Chef d’Escadron Laurent et est équipé de camions Panhard-Levassor à gazogène. Les 2 compagnies auto qui le composent, la 101ème et la 102ème, présentent une différence notable en ce qui concerne leur recrutement en personnel. En effet, si la 101ème Cie est formée d’Européens, la 102ème Cie se compose d’Indochinois. Ces Asiatiques ne vont pas tarder à être les enfants chéris des Toulois, car, étant spécialistes des feux d’artifices et autres lanternes en papier, c’est tout naturellement à eux que font appel les municipalités du Toulois pour organiser les différentes retraites aux flambeaux. Ainsi le Dragon d’Annam côtoie-t-il le lampion populaire. En ce qui concerne son emploi, l’Escadron va participer par le transport à la construction de la Ligne Maginot, dont les premiers chantiers viennent de s’ouvrir. Enfin, il se voit chargé de l’organisation du cours de perfectionnement des Chefs d’Escadron du Train. A la fin de 1935, c’est le départ pour Metz, nouvelle garnison, afin de laisser la place au dernier né des Escadrons de Réserve Générale le 126ème.
Mis sur pied le 1er janvier 1936, le 126ème E.R.G.T. s’installe au quartier Jeanne d’Arc à Dommartin-lès-Toul. Commandé par le Capitaine Demangeat, il comprend 1 Compagnie Hors Rang et 2 Compagnies de Transport auto (101ème et 102ème). Ses véhicules sont des tracteurs Chenard-et-Walker et des camions Delahaye. Peu de temps après sa création, le 6 février 1936, le 126ème est reçu officiellement par la ville de Toul. Cette réception a lieu devant le Monument aux Morts de la ville en présence d’un nombreux public. Cette cérémonie est placée sous la présidence du Général Commandant d’Armes, du Colonel Collot, Commandant le Train de la 20ème Région, de Monsieur Miller, Maire de Toul et du Conseil Municipal. Rendaient les honneurs, la nouba du 22ème Régiment de Tirailleurs Algériens, des détachements du 41ème Régiment de Mitrailleurs d’Infanterie Coloniale et du 403ème Régiment de Défense contre Avions. Après un dépôt de gerbe au Monument aux Morts par le Capitaine Demangeat, le 126ème défile pour la première fois devant la population touloise. Celle-ci, émue et enthousiaste, admira cette prestation. Au soir de cette journée mémorable, une cérémonie analogue se déroula sur la commune de Dommartin-lès-Toul. Puis jusqu’à la mobilisation de 1939, il poursuit les missions de transport au profit de la construction de la Ligne Maginot. Devenu 126/24 Groupe de Transport de Personnel, il motorise l’Infanterie et quitte Dommartin-lès-Toul dés le mois d’août 1939 pour ne plus y revenir. IL est dissous en février 1940.
Créé à Toul le 24 avril 1946 à partir des 187° et 287° compagnies de transport de la 2°Division d’Infanterie Marocaine, le Groupe de Transport N°352 est la première formation de l’Arme du Train à s’implanter au quartier Fabvier. Formation de transport de l’élément divisionnaire N°2, il devient, à compter du 1°avril 1947, Groupe de Transport de Réserve Générale N°512. Doté de camions G.M.C., il effectue des missions aussi bien militaires que civiles, notamment le transport de sucre et de blé au profit de la région touloise, très éprouvée par les graves inondations de l’hiver 1947-48.
Cette même année voit la création au sein du 512° d’un Centre d’Instruction qui prend la dénomination de Centre Régional d’Instruction et d’Organisation du Train N°6. Cet organisme qui ne forme pas Corps est rattaché administrativement au Groupe et change de nouveau d’appellation en 1951 pour devenir Centre d’Instruction du Train N°6.
La situation en Afrique du Nord devenant inquiétante , la 2°compagnie du Groupe est désignée pour partir en Tunisie le 13 juillet 1954. Puis, à la suite des événements en Algérie, le reliquat du 512 fait mouvement sur cette terre africaine le 27 novembre 1955 après un dernier adieu à Toul qu’il ne reverra plus.
Créée le 1° février 1954, la 221°compagnie de circulation routière, unité de réserve ministérielle, s’installe à Perrin.Brichambault, quartier voisin de Fabvier, et participe en 1956 à la mise sur pied de la 226° compagnie de circulation routière destinée à l’Algérie. Elle sera dissoute le 28 février 1958.
Créée le 26 mai 1956 à Toul, avec des disponibles rappelés, elle est dirigée sur l’Algérie fin juin 1956, et s’implante à Baba-Hassen, puis à La Pérouse. Elle devient CCR 270 le 1er février 1963.
Créé le 1° février 1956 par changement de dénomination du Centre d’Instruction du Train N°6, le Centre d’Instruction du Train N°156 forme Corps. Il a pour mission de former les jeunes recrues issues des régions « Lorraine , Alsace , Champagne-Ardennes ». Il se compose d’un nombre variable d’unités d’instruction et de centres spécialisés tels que : - Formation rationnelle et accélérée des conducteurs (F.R.A.C.), - Formation rationnelle et accélérée des dépanneurs (F.R.A.D.), - Formation rationnelle et accélérée des coiffeurs (F.R.A.CO.). Ce centre d’instruction est une véritable plaque tournante, car une fois leurs classes terminées, les recrues sont dirigées, soit vers l’Algérie, soit sur les formations abonnées de la 6° Région Militaire. Ainsi pendant de longues années, plusieurs milliers de jeunes seront formés au même moule .
C’est en 1961 qu’est créée la compagnie d’instruction des engagés volontaires du Train . Cette unité va fonctionner sans interruption, de 1961 à 1973, et c’est de ses rangs que sortiront les « cadets ».
Puis d’une réorganisation à l’autre, le C.I.T. 156 prend l’appellation de 126° Régiment du Train à compter du 1°janvier 1973. La décision ministérielle de création spécifie que ce nouveau régiment relèvera les traditions du 126° E.R.G.T. Pour les anciens Toulois, que de souvenirs évoque ce numéro ! C’est en présence du Général Demangeat , premier chef de corps du 126, que se déroule la cérémonie du souvenir. Mais comme son aîné, la vie de ce jeune régiment sera de courte durée puisqu’il est dissous le 31 juillet 1976, laissant sa mission d’instruction et son quartier au 516° Régiment du Train, son frère d’Armes présent dans le quartier voisin « Perrin-Brichambault » depuis 1964.
La naissance du 516
Le 15 août 1944, le 6° corps d’armée américain et l’armée B, future 1° armée du général de Lattre de Tassigny, débarquent en Provence. C’est l’opération « Anvil ». Contrairement à la planification, les forces débarquées progressent très vite. Les voies ferrées n’étant pas rétablies, c’est par la route que doivent parvenir les renforts et les ravitaillements de la 1° armée. En août 1944, la création de cinq nouveaux groupes de transport est décidée. Le groupe de transport 516 est né le 1° septembre 1944 à Rivoli, prés d’Oran en Algérie. Sous les ordres du premier chef de corps, le chef d’escadron Brandet, le 516 assure des petites missions dans l’Oranais, avant de rejoindre la métropole.
La campagne de France
En octobre 1944, le 516 débarque en Provence et participe au soutien de la 1°armée. Il prend part à la libération du sol de France, et a l’honneur d’être au rang des magnifiques formations qui obligèrent l’Allemagne à déposer les armes. Avec la fin des combats, les besoins en moyens de transport s’atténuent. Le 16 août 1945 le G.T.516 est dissous à Marseille.
La campagne d’Indochine
Dix huit mois exactement après sa dissolution, le 516 est recréé pour servir en Extrême-Orient. Le 16 février 1947, à Alger, le chef d’escadron Pellerin en prend le commandement. Le 19 février, le G.T. 516 quitte Alger pour Marseille. Pendant un mois, il poursuit sa montée en puissance en percevant des véhicules et en renforçant ses effectifs. En mars, le 516 quitte Toulon par vagues successives vers l’Indochine. Au début de l’été, il est au complet sur ce qui va constituer son principal champ d’action : Le Tonkin. La campagne d’Indochine est la plus importante de l’histoire du régiment. C’est là qu’il se couvre de gloire, qu’il acquiert quatre citations et qu’il gagne sa fourragère aux couleurs de la croix de guerre des Théâtres d’Opérations Extérieurs.
Sur ce théâtre, le groupe va se battre contre un redoutable ennemi à deux visages : le premier a les traits du Viet-minh, dont les partisans mènent une guérilla particulièrement dure, le second, c’est le climat et le relief qui n’épargnent ni les hommes ni les matériels. Faire face, c’est pour les hommes du 516, affronter chaque jour, les embuscades meurtrières, les maladies tropicales, les éprouvantes conditions de circulation. Cette lutte se déroule au Tonkin, d’abord dans le nord sur la R.C. 4, puis au sud dans le delta du Fleuve Rouge.
Après 8 ans de campagne, le 24 janvier 1955, le 516 fait ses adieux au Tonkin. Au cours d’une cérémonie simple mais émouvante, les couleurs sont amenées une dernière fois. Le chef de corps, le chef d’escadron Boileau, prélève un peu de terre tonkinoise symbole des sacrifices accomplis et du souvenir de ceux qui sont tombés au champ d’honneur ou portés disparus. Aujourd’hui, le régiment conserve dans sa salle d’honneur, au quartier Fabvier, une urne contenant cette terre du Tonkin. Du 22 au 28 septembre 1955, l’embarquement des matériels et des personnels est effectué. Le 28, la terre du Vietnam s’évanouit entre le ciel et la mer. Cap vers l’Afrique du Nord, terre des origines du 516, sauf pour les 61 morts pour la France, restés au Tonkin, sur les routes coloniales n°3 et 4 et dans le delta du Fleuve Rouge.
La campagne d’Afrique du Nord
Débarqué à Alger, le 23 octobre 1955, le 516 effectue un court séjour dans l’Algérois puis gagna le Maroc. C’est là qu’il reçoit officiellement sa fourragère, le 25 juillet 1956, à Aîn le-Harouda. Avec le 515° régiment du Train, le 516 est le seul régiment de l’arme du Train à avoir l’honneur de porter la fourragère. Le 28 novembre 1958, le 516 rejoint l’Algérie. Comme au Maroc, il va poursuivre ses difficiles missions et sillonner routes et pistes pour transporter les troupes, participer à leurs opérations, notamment avec la 10° division parachutiste, et assurer leur ravitaillement. Lors de cette campagne d’Afrique du Nord, au Maroc puis en Algérie, le 516 n’a éprouvé que des pertes légères. C’est certainement le fruit d’un grand professionnalisme car, manoeuvrant avec les meilleures unités de l’armée française, participant à de nombreuses opérations, il a bravé bien des dangers. Les citations obtenues, 5 à l’ordre de la division, 15 à l’ordre de la brigade, 76 à l’ordre du régiment illustrent bien le dévouement des hommes et leur valeur au combat. Le 22 avril 1964, à Blida, une prise d’armes célèbre le départ du 516. Du 1° au 6 mai, le groupe embarque sur le « Phrirée », le « El Djezaïr », le « Formigny » et le « ville de Marseille ». Le 7 mai, la totalité du 516 retrouve la France.
L’arrivée à Toul
Le GT 516 s’installe au quartier Perrin-Brichambault de Toul-Ecrouves le 8 mai 1964, à coté du quartier Fabvier où se trouve le CIT 156. Le glorieux 516 s’impose rapidement et se montre comme l’une des plus prestigieuses formations de transport de l’armée de terre. Douze ans plus tard, ses mérites reconnus feront qu’il survivra à une nouvelle réorganisation des armées, devenant ainsi l’unique occupant des casernes de la Justice à Toul-Ecrouves.
En 1964 , le groupe de transport 516, installé au quartier Perrin-Brichambault, est une formation de transport de réserve ministérielle qui se compose d’un état-major et de deux compagnies de transport. Equipé de véhicules type G.M.C., il sillonne les routes de l’Est et de la région parisienne , notamment lors des grèves des transports publics de la capitale. En 1968, le Groupe est détaché à Grenoble, où il apporte sa contribution au centre olympique. Au cours de l’année 1972, un changement important s’opère au sein du 516 : en effet, il lui faut reverser ses G.M.C. qui sont arrivés en bout de potentiel, et les remplacer par des camions neufs Berliet G.B.C.8 K.T. Aussi, ce n’est pas sans un serrement de cœur que les anciens voient partir leurs vieux compagnons des bons et mauvais jours. Touché par la réorganisation de l’armée de terre, il prend le 1° août 1976 l’appellation de 516°régiment du Train, absorbant le 126°régiment du Train et le 508°groupe de transport de Chaumont, dissous à la même date. Commandé par le colonel Lairé, il se compose d’un état-major, d’un escadron de commandement et des services, de quatre escadrons de transport et de trois escadrons d’instruction. Compte tenu de son importance, il occupe les quartiers Fabvier, Perrin-Brichambault et l’annexe Lamarche. Le 1°août 1979 le 101° escadron de porte-char lui est rattaché administrativement. Le ministre de la Défense, Monsieur Yvon Bourges, ayant décidé de doter les régiments du Train d’un étendard, le 516° régiment du Train reçoit le sien le 17 mai 1980 à Tours des mains du général Lagarde, chef d’état-major de l’armée de terre. Quelques années plus tard, dans le cadre d’opérations extérieures, le 516 met sur pied un élément de transport qui séjourne au Liban, au sein de la F.I.N.U.L. d’avril à novembre 1982. Puis lors de l’opération « Manta », au Tchad, il fournit également l’élément de transport de juillet à novembre 1984. En 1991, le régiment est présent lors de la guerre du Golfe avec un escadron de porte char. Le 1° août 1993, il devient régiment d’appui mobilité, spécialisé dans le transport des blindés. Depuis 1991, le régiment a participé à de nombreuses opérations extérieures, soit avec sa composante transport et logistique, soit avec ses porte-engins blindés, soit en renforcement de personnels sur de nombreux théâtres (Croatie, Bosnie, Kosovo, Afrique, Afghanistan, Liban …). Il participe également à la sécurité intérieure du territoire en mettant sur pied des bataillons ou des compagnies de marche en France , dans le cadre du plan Vigipirate, et dans les départements et territoires d’Outre-Mer. Sur réquisitions , il renforce également les pouvoirs publics dans le cadre de catastrophes naturelles (tempêtes, plan Polmar ou autre …).
Jean-Pierre MICHEL Président de l’Amicale des Anciens du 516 et du Train du Toulois

L’Escadron de Circulation routière du 516° Régiment du Train est l’héritier des traditions de la 71° Compagnie de Circulation Routière.
Cette unité a notamment pris part à toutes les glorieuses campagnes de la 9ème Division d’Infanterie Coloniale : l’île d’Elbe, la France, l’Allemagne. Débarquée en Cochinchine le 23 juillet 1945, la 71°CCR participe aux opérations du Sud-Annam pour y assurer des opérations de circulation, de patrouille et d’escorte.
Son emploi se poursuit par de périlleuses missions de protection et d’évacuation de civils européens bloqués par les civils. En 1947, la 71°CCR s’est particulièrement distinguée lors de l’opération « Léa » avec la colonne « BEAUFFRE », où elle a toujours été en tête avec le RICM. Elle a exécuté les missions les plus diverses sans souci des risques et des pertes, en particulier sur la RC4 où les embuscades se succèdent.
En 1950, la compagnie coopère aux nombreuses missions de combat face à une situation devenue tragique et se distingue lors des nombreux coups de main.
L’attribution de la croix de guerre des TOE avec étoile de vermeil récompense la 71°CCR pour « ses qualités manœuvrières, la rapidité d’exécution, et le cran de son personnel.
Elle a prouvé qu’elle était un des moyens le plus sûrs et les plus efficaces du commandement pour assurer avec précision et continuité le déplacements des réserves mobiles indispensables au succès des opérations ». En avril 1953, la 71°CCR. est citée à l’ordre de la division pour sa participation aux nombreuses opérations.
La guerre du TONKIN déploie toujours une activité débordante. Les itinéraires parcourus sont truffés de mines, les obstacles et coupures sont nombreux et le rôle des éléments d’ouverture de route comprenant souvent des postes de circulation, devient extrêmement délicat.
La RC5 particulièrement meurtrière est fréquentée par de nombreux convois dont la circulation est assurée par la 71°CCR.
L’amertume suscitée par l’abandon d’HANOÏ , la rétractation générale sur HAIPHONG , n’ont ni affaibli l’ardeur du personnel ni diminué l’activité de la 71°CCR qui se poursuit encore sans relâche et prend une part importante au repli des unités vers le sud.
Le 1er août 1993, le 516ème RT réorganisé en régiment d’appui-mobilité reçoit deux escadrons de circulation : un EC du 601ème RCR d’Achern, régiment dissous la même année, et un EC de la division HADES de Lunéville. A cette époque, le 516 compte 9 unités : 4 escadrons de transport de blindés, 2 escadrons de circulation (1er EC et 2ème EC), le 11ème Escadron d’Instruction, le CIEC (12ème Esc) et l’ECL. Les 2 escadrons de circulation effectuent à peu prés les mêmes missions en particulier d’appui-mobilité, même si l’un d’eux est spécialisé « Hades ». Ils participent notamment aux 6ème et 8ème mandats du 403ème BSL FORPRONU en ex Yougoslavie. En 1999, le 516ème RT subit une nouvelle réorganisation : les 2 EC sont dissous et les 4 escadrons de transport deviennent escadrons d’appui-mobilité avec 1 PCS, 3 pelotons de transport de blindés et 1 peloton de circulation chacun. Le 27 juin 2003, les PCR sont regroupés et donnent naissance à l’escadron de circulation actuel.
Garant des traditions de la prestigieuse 71ème CCR, l’Escadron de Circulation Routière du 516ème Régiment du Train créé le 27 juin 2003 à Ecrouves a déjà participé à de nombreuses missions opérationnelles.
De mai à octobre 2004, l’escadron s’est déployé au sein du BATFRA 6 au KOSOVO. Un peloton de circulation routière a ensuite rejoint l’exercice Golf 2005.
D’alerte guépard en janvier de cette même année, un autre peloton a été projeté en République de Côte d’Ivoire durant un mois. Des opérations intérieures ont également rythmé la vie de l’escadron, tel que HEPHAISTOS . En janvier 2007, l’escadron est de nouveau projeté au KOSOVO avec le BATFRA 14 commandé par le 1er REC, il s’est d’ailleurs particulièrement illustré lors de cette mission. En octobre, il a été engagé à Paris dans le cadre du plan VIGIPIRATE.
Jean-Pierre MICHEL Président de l’Amicale des Anciens du 516 et du Train du Toulois
Napoléon a coutume de dire que le soldat se bat bien s’il a "le ventre plein". Voeu pieux. Les lenteurs de l’intendance privent les hommes du minimum vital. Pourtant, ces intrépides résistent à l’inanition aussi bien qu’à l’ennemi.
Par Alain Pigeard (Docteur en droit et en histoire, Alain Pigeard est l’auteur de nombreux ouvrages de référence, dont L’Armée de Napoléon, organisation et vie quotidienne (Tallandier, 2000), le Dictionnaire de la Grande Armée (Tallandier, 2002), et le Dictionnaire des batailles de Napoléon (Tallandier, 2005).
Le 8 mars 1802, l’administration de la Guerre est constituée en un ministère autonome. C’est donc à lui que va incomber la charge de la vie matérielle du soldat et de satisfaire à son souci quotidien principal : les vivres. La distribution en campagne est théoriquement réglée de façon précise par les bureaux de l’administration de la Guerre.
La pratique est toute différente : le désir d’aller vite et d’alléger le soldat amène très souvent Napoléon à prendre le ravitaillement exclusivement chez les habitants des régions traversées ou conquises.
Ce mode d’alimentation, souvent à l’origine de désordres mais aussi de souffrances, conduit l’Empereur à décider, entre autres, le 12 janvier 1810, la distribution par compagnie : huit marmites avec leurs couverts, huit grands bidons et seize gamelles. Il est décidé que des sacs à bretelle devront être fabriqués pour porter ce matériel, prévu pour préparer l’ordinaire par escouade ou groupe de l’ordre de dix hommes. Mais il en va autrement.
Le musicien Philippe Girault, dont les Mémoires fourmillent d’anecdotes sur le service des vivres, écrit : « Nous avions la paresse, nous musiciens, de porter la marmite avec nous, aussi fallait-il souvent nous passer de soupe ou attendre qu’une escouade de soldats eût terminé sa cuisine. Quelquefois, lorsqu’il n’y avait pas de distribution du tout, les soldats vivaient de maraude. » Cadet de Gassicourt se trouve dans l’île Lobau en 1809 après la bataille d’Essling ; le problème de nourriture devient crucial, aussi les soldats improvisent-ils : « [...] on a fait la soupe dans les cuirasses des soldats.
Faute de sel de cuisine, on l’a salée avec de la poudre à canon. Masséna a voulu en manger et l’a trouvée délicieuse. » A plusieurs reprises, on tente de former une société chargée de fournir de la viande aux troupes. Le premier projet est daté du 31 décembre 1813, le second n’est pas daté, et le troisième l’est du 8 janvier 1814. Il comporte 39 articles, mais il est bien tardif et l’ennemi se trouve déjà sur notre sol. D’un point de vue pratique, le système fonctionne sur la réquisition de l’intendant général de la Grande Armée ou du commissaire ordonnateur en chef, et se renouvelle de quinzaine en quinzaine, si possible. Le sous-lieutenant Rilliet, du 1er cuirassiers, donne un aperçu de la façon dont les réquisitions sont faites : « Je partis avec un détachement de 25 cavaliers, 2 brigadiers et un maréchal des logis.
Nous devions requérir de l’avoine, de l’orge et des bestiaux. Nous avions une série de villages à parcourir et à mettre à contribution. On comprend que cela ne se faisait sans de grandes jérémiades de la part des habitants ; c’était surtout le départ des bestiaux qui les navrait ! Nous procédions avec autant d’ordre et de modération que possible. Lorsque nous avions rançonné un village, nous requérions des chars pour charger notre avoine, nous y attachions les bestiaux et nous allions plus loin. » Pendant la guerre d’Espagne, ce système des réquisitions a beaucoup de mal à fonctionner car les Français sont en guerre contre les habitants et le pays est pauvre.
Le 29 mai 1810, Suchet écrit à Napoléon : « La guerre doit nourrir la guerre. » L’abandon des troupes entraîne le pillage ; Napoléon s’imagine que la péninsule Ibérique est riche en or et en cultures. Pendant l’expédition de Catalogne en 1808-1809, le général Duhesme recourt à des saisies, des réquisitions et même à de véritables razzias qu’il pousse à sept ou huit lieues des murs de Barcelone. Dans un compte rendu de l’adjudant commandant Carrion-Nisas au ministre de la Guerre, on peut lire que « la Catalogne, pays d’huile, de vin et de fruits produit principalement ce qui ne nourrit pas la guerre ».
Les réquisitions entraînent forcément des abus, des violences, des dégâts inutiles, surtout quand elles sont exécutées par des soldats indisciplinés et ivres de vengeance. L’arrêté du 12 septembre 1801 fixe la ration des vivres pour les troupes françaises, à compter du 1er nivôse (22 décembre 1801) : ration de pain à 750 g, ration de biscuit à 550 g, ration de viande fraîche ou de boeuf salé à 250 g, ration de riz à 30 g, ration de légumes secs à 60 g, ration de sel à 1/60 de kg, un litre de vin pour quatre hommes, un litre d’eau-de-vie pour seize hommes, un litre de vinaigre pour vingt hommes.
Le règlement du 12 avril 1798 et celui du 9 avril 1802 donnent le nombre des rations de vivres et fourrages dues à chaque grade et à chaque arme, ainsi que leur poids, soit en campagne, soit dans les garnisons.
A l’armée les distributions se font à la tête du camp, à l’endroit désigné par l’état-major, et dans trois ou quatre points différents ; les caissons de vivres sont placés sous la conduite du quartier-maître et les distributions se font par compagnie ; les commissaires des guerres doivent assister aux distributions pour s’assurer de la qualité des vivres.
Le riz et les légumes secs se distribuent en remplacement l’un de l’autre et, alternativement, chaque fois qu’il est possible de le faire ; les distributions doivent être combinées de manière que sur sept, il y en ait quatre de riz et trois de légume secs. Le riz doit provenir du Piémont, de la Caroline ou des Indes. Les légumes secs consistent en pois, haricots, lentilles ou fèves, suivant les localités, et doivent être d’une cuisson facile. En ce qui concerne la viande, elle doit se composer de deux tiers de boeuf et un tiers de vache ou de mouton.
La pesée se fait en bloc par compagnie ; les distributions ont lieu tous les deux jours en période de chaleur, tous les trois ou quatre jours en période de froid. C’est surtout pendant la campagne de Pologne de 1807, la campagne de Russie de 1812 et la guerre d’Espagne et du Portugal que se pose le problème des vivres.
La campagne de 1807 est une hivernale et les troupes se déplacent à rythme intense sur des chemins défoncés par grand froid. En novembre 1806, Napoléon, qui est à Berlin, dénonce l’indigence des magasins de vivres qui n’ont que huit jours de stocks. Les difficultés se font le plus sentir en Pologne car le pays est pauvre.
L’Empereur fait aménager à Varsovie une manutention pouvant fabriquer, chaque jour, avec trente fours et deux cents boulangers, 400 000 rations de pain. La manoeuvre de Bennigsen sur le nord de la Pologne impose à Napoléon de déplacer ses troupes, et les vivres doivent suivre ; chaque corps emporte quatre jours de vivres, la viande sur pied, et les quintaux de farine dans les caissons de l’entreprise Breidt chargée du transport.
Les paysans polonais cachent la nourriture dans les bois, à la cime des arbres ou dans des trous recouverts de terre et de branches. De nouveaux soldats vont naître : les sondeurs. « Quand nos soldats supposaient avoir trouvé une cachette, ils enfonçaient leurs baguettes de fusil dans le sol avec l’habileté d’un employé d’octroi fouillant une voiture ; quant à la cachette, ils la trouvaient en arrosant le sol.
A l’emplacement du silo à pommes de terre, l’eau était plus rapidement absorbée. » Cette pratique est confirmée par le capitaine Vincent Bertrand : « Nos détachements comprenaient toujours des hommes en armes, sac au dos, et d’autres sans armes, munis de sacs de toile, de pioches, de pelles et de baguettes de fusil. Nous appelions ces derniers les sondeurs. Ils avaient pour mission de sonder le terrain pour découvrir les caisses ou barils cachés en terre.
Dès que la baguette de fusil avait rencontré une résistance, les piocheurs et les pelleteurs se mettaient à l’oeuvre et l’on trouvait ainsi des caisses contenant de la farine, du lard, des viandes salées, des légumes secs, des pommes de terre. » On sait que les Français recherchent principalement le pain, qui fait le plus cruellement défaut en Pologne.
Il suffit de consulter la correspondance de Napoléon pendant l’année 1807 pour voir combien il accorde d’importance au problème des vivres.
Avec le retour des beaux jours et la campagne de printemps, les difficultés vont aller en déclinant ; en mai la capitulation de la ville de Dantzig apporte à l’armée 500 000 quintaux de blé, 4 millions de bouteilles de vin, une quantité considérable de rhum, de draps, de cuirs et autres objets indispensables à l’armée. Enfin, le 17 juin, le maréchal Soult trouve à Königsberg des richesses immenses, le port contenant 200 bateaux chargés de denrées. Jamais campagne ne fut aussi bien préparée que celle de 1812. Dès 1811, la guerre devient inévitable et Napoléon adresse à son frère Jérôme une longue lettre, le 26 décembre 1811, en insistant surtout sur les problèmes de chaussures et des vivres.
Au milieu d’avril 1812, on complète les magasins avec des denrées venant de Prusse, principalement de la farine, du riz et des biscuits. Avant l’entrée en campagne, il a été prescrit à chaque soldat de la 2e division du 1er corps d’emporter de chez son hôte des vivres pour dix jours. Bussy, qui sert au 3e régiment suisse, au 2e corps, rapporte : « On avait remis à chaque homme un sac de farine de quatre livres, qui se plaçait sur le sac, et pour huit jours de pain.
Ce pain était coupé en tranches et séché au four, pour en faire une sorte de biscuit, plus facile à transporter et à conserver. » Les bataillons des équipages du train sont en partie tirés par des boeufs qui serviront à la nourriture des hommes. Chaque bataillon est composé de six compagnies, soit environ 500 hommes ; chaque compagnie dispose de cinquante voitures à quatre roues attelées de deux boeufs, d’une forge de campagne à quatre boeufs et d’une prolonge à quatre boeufs.
Il y a un homme pour une paire de boeufs et huit paires de boeufs haut-le-pied ; ce qui fait un total de 744 boeufs. Napoléon, soucieux du bien-être de ses troupes, ordonne que des mesures soient prises pour donner à chaque homme du matériel.
Il écrit dans ce sens au général Lacuée, ministre directeur de l’Administration de la Guerre, le 1er février 1812 : « [...] Il faut réitérer les ordres pour que dans tous les régiments qui composent la Grande Armée, il y ait à chaque ordinaire une marmite et un bidon, et que chaque homme ait son petit bidon. Je vous renvoie votre mémoire pour dépenser 160 000 francs pour bidons et gamelles.
J’approuverais cette fourniture si elle pouvait se faire directement à Dantzig, car c’est là que j’en aurai besoin. » Cette mesure, qui n’est pas appliquée correctement, aura des conséquences fâcheuses pour les soldats contraints de manger la viande sous forme de grillades cuites au bout de la baguette du fusil, alors qu’il la préfère cuite en soupe appelée bouilli. Pendant le début de la campagne, les soldats souffrent terriblement de la soif ; le commissaire Bellot de Kergorre témoigne : « Par ces chaleurs accablantes, la privation d’eau était affreuse ; les villages sont très éloignés les uns des autres ; nous arrivions en grand nombre ; les premiers épuisaient les puits, les derniers mouraient de soif. Les mares étaient pleines de chevaux morts et nous étions obligés d’en boire l’eau puante et épaisse.
J’ai souvent fait la soupe avec un liquide vert et sirupeux ; avant d’y jeter la viande, j’y faisais bouillir du charbon, je l’écumais, et l’eau devenait un peu plus limpide ; avec cette précaution, le potage n’était pas nuisible à la santé. Comme vin, nos cantiniers nous vendaient fort cher une espèce de décoction de bois de ceinture, à laquelle de bonne eau fraîche eût été, certes, bien préférable. »
Ce type de témoignage est confirmé par celui du Suisse Mayer : « Nous fîmes halte à la tombée de la nuit, on courut de tous côtés pour chercher un peu d’eau, mais ce fut inutile, on demanda aux sapeurs mineurs des pioches et on se mit à faire des trous de six à huit pieds où l’on trouva de l’eau jaunâtre comme du safran. On passa cette eau dans des mouchoirs ou des pans de chemise et l’on s’en servit pour faire la soupe. » Après la bataille de la Moskowa, l’armée française arrive à Moscou ; l’incendie ravage la ville le surlendemain, et les soldats doivent installer les bivouacs dans des décombres fumants.
Les provisions sont en abondance, sauf le pain et parfois la viande, mais elles sont surtout gaspillées et très mal réparties entre les hommes. Chevalier raconte qu’il trouve des sacs de seigle, de noix, de pois, des tonneaux de vin de Bordeaux, de Tokay, de Malaga, de Madère et même de Champagne. Après un séjour d’un mois, l’armée prend la route du retour ; beaucoup emmènent le fruit de leurs rapines ; les plus prévoyants se chargent de nourriture, de thé, de chocolat, de sel, de viandes séchées... Même dans les états-majors, le problème de l’organisation de la popote se pose.
Planat de La Faye, officier d’ordonnance de Napoléon, raconte : « Pendant que nous dormions, le cuisinier du général Lariboisière [...] mettait du riz dans la marmite avec l’eau, le sel et les graisses nécessaires, et laissait cuire le tout à petit feu, durant toute la nuit. A la pointe du jour, on s’asseyait en rond autour de la marmite, et chacun armé d’une cuillère, en prenait sa petite portion ; on buvait par là-dessus un petit verre d’eau-de-vie et on distribuait à chacun un petit morceau de biscuit pour le reste de la journée. »
Les grands froids apparaissent au début de novembre 1812 ; les soldats s’organisent en petites corporations, appelées coteries, composées de fricoteurs qui mènent une vie à part avec leurs propres réserves.
Dès l’aube, les premiers partent à la recherche de nourriture et indiquent le point de ralliement par des signes conventionnels sur les murs ou les arbres à leurs collègues. Le soir, quand ils rejoignent leur groupe, ils trouvent un bivouac installé avec le feu pour se réchauffer et la soupe qui est prête ; s’il y a des retardataires, ils ne sont pas attendus très longtemps ; le lendemain, le groupe recommence la même manoeuvre. La Grande Armée traverse des contrées dévastées ; les chiens et les chats ne trouvent pas grâce aux yeux des soldats.
La majorité de l’armée se nourrit de bouillie faite de farine mélangée avec de la neige fondue et de la viande de cheval grillée au bout de la baïonnette au feu des maigres bivouacs. Si l’on en croit le récit du général russe Langeron, français à l’époque révolutionnaire, des cas de cannibalisme existent : « [...] j’ai vu des hommes morts à qui l’on avait coupé des lanières de chair aux cuisses, pour s’en nourrir. »
A Smolensk, la Garde reçoit des distributions, tandis qu’à Wilna les restes de l’armée se précipitent dans la ville et s’étouffent en mangeant trop de pain chaud ou de la viande crue. A Kowno, à la limite extrême de l’empire russe, la ville est remplie de soldats ivres.
Il est vrai que Napoléon ne pouvait pas prévoir l’hiver précoce et la tactique de retraite des Russes. Sinon, les immenses approvisionnements trouvés à Moscou auraient permis à son armée d’y passer l’hiver, ou au moins de procéder à des distributions rationnelles. Comme le dit Clausewitz dans son célèbre ouvrage De la guerre, la pénurie survient surtout quand les voies de communication commencent à devenir trop longues. La péninsule Ibérique est un nouveau terrain où les Français souffrent des privations, mais dans un autre contexte.
Quand les troupes de Junot envahissent le Portugal, l’armée française est tellement habituée à des marches rapides que les lourds convois de vivres n’arrivent pas à suivre. Bussy écrit que les soldats cherchent des chats, des rats et des souris pour augmenter les maigres rations qu’ils reçoivent. Les habitants eux-mêmes n’ont rien. Le chirurgien Larrey donne des recommandations sur la nourriture des troupes qui sont stationnées en Espagne : « On doit manger peu de viande, faire usage de légumes et d’aliments légers, boire peu de vin d’Espagne pur, prendre du café après le dîner autant que possible, et s’abstenir de liqueurs.
Le soir, on peut prendre quelques glaces ou des limonades à la glace, lorsque la digestion est faite ou avancée. Il ne conviendrait point d’en prendre à jeun ou tout de suite après le repas. Pour les soldats, ils doivent faire leur soupe deux fois par jour, manger des légumes farineux, tels que pommes de terre, haricots et pois chiches, très communs en Espagne. Ils ne doivent point boire le vin pur, et il est bon qu’ils épicent un peu leurs aliments : la cannelle, le piment, l’ail et les oignons sont très bons comme assaisonnements, et salubres pour les climats chauds.
Les fruits, excepté le raisin, sont généralement mauvais en Espagne et dérangent presque toujours les fonctions digestives. La boisson la plus agréable et la plus salutaire pour le soldat est l’eau vinaigrée ; c’est la posca des Romains. La limonade est également bonne, mais elle doit être cuite si l’on ne trouve pas de la bonne eau. » A Madrid on distribue, sur le papier, 30 000 rations journalières à une garnison évaluée à 8 000 hommes et 3 500 malades.
L’Espagne fournit beaucoup de vin et le soldat français, qui ne reçoit rien à manger, boit trop. Naylies écrit : « Semblables à de vieux tonneaux, nos hommes étaient tellement avinés qu’ils ne se grisaient plus. » Quant au mémorialiste Angebault, il ajoute : « [...] les soldats étaient si habitués au vin qu’on ne voyait presque pas d’ivrognes.
Nous nous procurions d’énormes poissons qui n’avaient presque pas d’arêtes, nous les faisions cuire dans des marmites remplies de vin et de sucre avec force oignons et persil ; le poisson tombait en gelée et nous mangions le tout comme une soupe avec des cuillers. »
Les troupes, présentes en Andalousie ou en Estramadure, sont complètement abandonnées à elles-mêmes pour l’obtention de vivres ; d’ailleurs, comment les convois pourraient-ils passer au milieu des bandes armées ? A l’inverse, l’ordre règne en Aragon, où Suchet administre la province avec rigueur. Dans le reste de l’Espagne, c’est la misère : les soldats anglais, espagnols et français pillent pour se nourrir et les paysans espagnols ne cultivent que le strict minimum.
Certains soldats mangent de l’âne ou de la tortue, mais ces nourritures ne constituent pas la règle. En 1810, un Projet d’organisation pour l’administration des subsistances militaires de l’armée d’Espagne est élaboré ; comme tous les projets, qui sont relatifs à cette guerre si particulière, il restera dans les cartons du ministère.
Dans les premiers mois de l’Empire, le pillage n’existe pas dans les armées napoléoniennes ; il va surtout se développer dans les pays où les carences sont importantes : Calabre, Espagne, Pologne, Russie. Pour manger, se chauffer, se vêtir, le soldat impérial va devoir nécessairement piller ; mais, à force de le faire, il s’y accoutume.
Au début, le soldat pille par besoin, puis par habitude, enfin par intérêt. Le capitaine Robineaux traverse le Rhin en 1805 et arrive dans le pays de Bade ; il constate que tous les habitants ont fui car les Autrichiens font courir le bruit que les soldats français, fils de la Révolution, mangent les enfants et violentent les filles et les femmes.
Robineaux ajoute : « Ils ne trouvent parmi nous qu’humanité, protection et justice. » Même les Prussiens sont étonnés de la correction des Français, ce qui fait dire à l’un d’eux s’adressant à Jean-Roch Coignet : « Aimable caporal, vous vous êtes conduits à Berlin comme des enfants du pays. » En 1807, en Pologne, les affaires prennent une autre tournure, la maraude - on ne dit pas le pillage - n’est pas tolérée, elle est ordonnée et les sondeurs se mettent à l’ouvrage pour dénicher les cachettes des paysans polonais.
Dans l’armée, les alliés bavarois sont considérés comme les plus grands pillards. A tel point qu’en 1809, le maréchal Lefebvre, qui les commande, écrit qu’il a honte de diriger des brigands et non des soldats. Le système de guerre napoléonien est inadapté - au niveau de l’intendance - à une guerre de partisans ; les soldats vont en souffrir en Calabre, Espagne, Portugal.
En Autriche, en Bavière, dans les pays allemands, l’armée, en revanche, n’éprouve pas du tout les mêmes difficultés : le brigandage existe peu car les régions traversées sont riches et obéissantes. Pendant la campagne de Russie, la viande de cheval sera mangée en dernier recours, les soldats répugnent à se nourrir de ces animaux.
L’idéal pour le soldat est de loger et d’être nourri chez l’habitant ; le capitaine Gervais raconte qu’en Bavière il n’a pas de superflu, mais il ne manque de rien et, pour se consoler, il fait danser le rigaudon aux Bavaroises. Pourquoi toutes ces carences ? Les malversations des services administratifs sont nombreuses. Le trop petit nombre de fourgons ne permet pas d’emmener tous les vivres souhaités sur les fronts ; en outre, l’état des routes est souvent déplorable. La production des vivres ne répond pas aux exigences des gros effectifs et des guerres lointaines. Les industriels et fournisseurs qui sont mal payés se dédommagent en nature ou trichent sur les quantités.
Enfin, Napoléon est victime de son propre génie militaire : la vitesse de déplacement des armées, l’éloignement croissant par rapport aux bases, la multiplicité des fronts ne permettent plus à une intendance archaïque de faire une guerre moderne.
Comprendre Haut-le-pied Se dit d’un cheval ou d’un boeuf qui ne tire ni ne porte aucune charge.
A l’époque d’Auguste (-27/14), le service du ravitaillement des armées (annone militaire) est placé sous la responsabilité de l’Etat. Dans les provinces romaines, les gouverneurs et les procurateurs sont chargés de cette tâche. Dans les quartiers militaires, les tribuns s’occupent de la distribution des vivres. Le dispensator a pour tâche de se procurer du blé, qui est la nourriture de base du soldat romain. Il est moulu par des meuniers militaires ; la pâte est pétrie à la main et façonnée en galettes, cuites directement dans la braise. Tous les mois, chaque légionnaire reçoit sa ration de grains ou de farine. Les repas, dans la troupe, sont pris en commun le matin et le soir. Dans certains camps, les officiers disposent parfois d’un emplacement pour se restaurer. A côté du pain, la viande est l’aliment indispensable ; on peut évaluer à 300 g par jour la ration du légionnaire. Les chèvres et les vaches fournissent le lait et le fromage. Mais la nourriture varie en fonction des régions et des saisons : la chasse, la pêche, les produits de la mer apportent des compléments alimentaires. Des fouilles effectuées à Aulnay-de-Saintonge attestent que chiens, porcs, renards, sangliers, chevreuils, moutons, chèvres, perdrix, pigeons, huîtres, moules, ou escargots sont appréciés. Bien que le légionnaire lui préfère le vin, la boisson habituelle reste l’eau coupée de vinaigre pour la purifier : la posca.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le pain reste la nourriture de base du soldat, comme du paysan et de l’ouvrier. Il le mange sec ou dans la soupe. L’ordonnance de 1629 attribue à chaque soldat deux livres de pain de douze onces, une livre de viande (moitié boeuf, moitié mouton) et une pinte de vin. L’Etat se charge de le fournir et les munitionnaires s’engagent à en distribuer trois livres pour deux jours à chaque homme. Ce pain, dit de munition, est composé de deux tiers de blé et d’un tiers de seigle. On se plaint alors davantage du défaut de quantité que de qualité : « Vingt-quatre onces de pain de munition ne suffisent pas par jour pour la nourriture de l’homme qui boit ou est censé boire de l’eau, ne mange de la viande qu’une fois par jour en petite quantité et quelquefois trois fois par semaine seulement. » (Mémoires de Barbançois, 1748). Pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763), les troupes françaises sont toujours très bien nourries. La ration de viande est fixée par plusieurs ordonnances à une livre et demie pour les cavaliers et dragons, et à une livre pour les fantassins. Elle doit être distribuée tous les jours sauf le vendredi. Au XVIIIe, ce qui manque le plus aux soldats est le vin ; les ordonnances ont beau en prescrire une pinte (presque un litre), très souvent le militaire doit s’en passer. Vauban veut que l’on donne une chopine de vin trois fois par semaine ou le double de bière, plus deux petites mesures d’eau-de-vie. Voici le menu qu’un officier offre chaque jour à des recrues en marche : à 6 heures du matin, du pain et de l’eau-de-vie ; à 10 heures, le dîner comprenant soupe, viande, pain à discrétion et une bouteille de vin pour trois ; à 14 heures, le goûter avec pain et eau-de-vie ; à 18 heures la soupe, viande, salade et la moitié d’une bouteille (Souvenirs du marquis de Valfons). Parfois une municipalité généreuse donne un muid de vin ; parfois, c’est le coup de l’étrier offert par l’habitant. En 1674, les bourgeois de Dijon enivrent si bien les soldats « qu’ils tombaient dans le chemin comme des bestes » (Mémoires historiques de la vie d’un fantassin, 1711). Cependant, à la fin de l’Ancien Régime, le marc d’argent a presque doublé de valeur, et le prix du blé et de la viande ont suivi une progression analogue ; par contre, la solde, calculée au départ d’après le prix des denrées, a à peine varié.
Les informations qui suivent émanent de renseignements oraux recueillis par l’auteur auprès d’anciens combattants. Ils présentent parfois un caractère anecdotique mais sont la stricte vérité. Paul Geley indique que les distributions étaient irrégulières ; dans les secteurs calmes, les hommes recherchaient du « pinard » et, au printemps, ils cueillaient des pissenlits et ramassaient des pommes de terre, ils faisaient même des frites. Quand il y avait la roulante, les soldats mangeaient chaud. Jean-Paul Marey, aspirant au 62e d’artillerie, raconte qu’en principe, la roulante montait du « singe » (corned-beef), du pain, du café, du vin, du tabac et parfois de la gnole, mais surtout avant les attaques. Les rations des tués étaient distribuées aux autres soldats. Le brigadier, chargé de la distribution de vin dans le quart en métal, mettait son pouce à l’intérieur pour diminuer la ration et, il gardait le surplus ; cette méthode faisait des drames ! Eugène Maret, qui servait dans le même régiment, raconte l’anecdote suivante : « Tous les jours nous mangions du singe et, chacun en avait assez. Un jour arriva au régiment le chef cuisinier du buffet de la gare de Dôle. Il nous demanda si nous souhaiterions manger un bon civet. Chacun s’empressa de répondre par l’affirmative. Le chef prépara donc le repas et, quand chacun eut apprécié ce nouveau met, il expliqua aux artilleurs qu’ils venaient de manger un civet fait avec des chats ! » Emile Moniotte, fantassin au 208e, se souvient qu’en première ligne la viande était le plus souvent du lard cuit ou des saucisses ; à l’arrière, les repas étaient améliorés grâce aux roulantes. Il ajoute que les Anglais voulaient toujours échanger de la confiture, qu’ils avaient en abondance, contre du pain français. Quant aux Allemands prisonniers, leur slogan était simple : « Chez nous, mauvais ravitaillement. » A titre anecdotique, le café allemand était fabriqué avec de l’orge grillé.
Apartir de 1938, la Field Ration est mise au point. Elle représente un jour de nourriture pour un homme, comprenant six boîtes métalliques d’environ 340 g dont une de biscuits, bonbons et café soluble ; une de viande et légumes. On y trouve également du sel, des cigarettes, des allumettes, du chewing-gum et du papier toilette. Ces six boîtes sont rangées réglementairement dans le havresac. En 1941, la ration K succède au premier modèle ; elle est plus compacte et l’on y repère les différents repas par des couleurs distinctes. En juin 1943, la ration Ten-in-One fait son apparition. Elle permet de nourrir dix hommes pour un jour et est disponible en cinq menus. Elle comprend, entre autres, des céréales, de la confiture, du café, du lait en boîte, des biscuits, des plats cuisinés, des fruits au sirop, des friandises. A tout cela s’ajoutent les gamelles, les couverts et le matériel de cuisson.
18 avril 2010 :
Dans le cadre des restructurations de l’Armée de Terre, ce régiment va de nouveau disparaitre, et ce courant 2010 pour laisser place à un régiment de transmission.
Recrée a Douai, le 1 juillet 2005, l’actuel 6 RCS n’a en avec son prédécesseur nîmois que les traditions de l étendard remis le 5 juillet officiellement le 5 juillet 2005 par le ministre de la défense.
En effet l’actuel 6 RCS est le régiment spécialisé dans le déploiement, le soutien et la protection des postes de commandement (PC) projetés des forces terrestres. Son cœur est son esprit sont résolument fantassins. Constitue de 850 hommes et femmes d’active, dont une quarantaine de civils, plus une centaine de réservistes, le 6°RCS est installe dans les anciens quartiers du 58 RA, dissout en 2003, et a été crée par scission du 43 RI dont il a hérité de la mission et de la majeur partie de son personnel. Régiment interarmes à dominante infanterie, il comprend 46% de fantassins, le second domaine représente étant le génie au titre de l électromécanique, avec 9% du personnel. Il est subordonne a la brigade de transmission et d appui au commandement de Lunéville.
Les missions du 6 °RCS
La mission de soutien de quartier général comprend quatre composantes majeures en sus de composant commandement, la protection, le soutien spécialisé, le soutien vie et le soutien logistique. • La composante protection : elle est la plus importante en durée et en effectif consenti. Elle justifie l’ancrage infanterie du 6°RCS, en tant qu’infanterie spécialisée. En effet, le choix a été fait de confier la protection des PC a ceux la même qui les déployaient et les soutenaient, du fait de la rareté de l’infanterie blindée. Assurée pas les quatre compagnies d’appui au commandement (CAC), la protection des PC recouvre : le contrôle des accès et la surveillance des emprises ainsi que leur défense éventuelle, assurée par les sections d’appui au commandement ( SAC), l’investigation et la contre-infiltration aux abord des sites de déploiement des PC, l’intervention sur les sites et l’escorte des autorités ou d’éléments de l’état major entre les deux sites, assurée par les sections de recherche et d’investigation (SRI). Certes , limitée dans l’espace et assimilable a de la sureté immédiate, cette activité de protection nécessite des savoir faires et des équipements spécifiques a l’infanterie : style de commandement d’une troupe débarquée, conception d’un système défensif, intégration de moyens interarmes, capacité de gestion, voire de contrôle de foule, capacité d’accompagnement d’autorité, emploi d’armements a létalité réduite, action continue au contact du milieu, impératifs de réversibilité et de gradation.
• Le soutien spécialisé : il est également assure par les CAC. Il comprend le déploiement des structures de PC, essentiellement à base d’abris mobiles(AMPC) et de tentes gonflables, l’aménagement de ces structures, la participation a la production d’énergie et a sa distribution, la mise en œuvre des systèmes vidéo internes au PC. La phase de déploiement implique une coordination fine avec les unités SIC qui déploient les réseaux de systèmes d’information, d’où le rattachement du régiment a la BTAC.
• Le soutien vie et le soutien logistique : ils sont assures par une compagnie de soutien opérationnelle(CSO), unité de circonstance mise sur pied a partir de la CAS et de la CCL. Cette CSO assure ni plus ni moins que la fonction normal d’une UCS en opérations, a cela qu’elle le fait au profit de l’ensemble d’un site de PC et que cela fait partie intégrante de la mission majeure du régiment.
Point particulier, le 6°RCS participe au transport des AMPC avec les VTL-R en dotation dans ses CAC. Le poids logistique des PC et le binôme AMPC-VTL-R donnent ainsi une image faussée du régiment ; en effet, le transport logistique n’est aucunement la mission du 6°RCS qui utilise avant tout comme un moyen de manutention grâce à son bras hydraulique
• Les employeurs du 6°RCS : le 6°RCS a des employeurs multiples, au premier rang desquels figure le CRR-FR, récemment crée à Lille. Le régiment est étroitement implique dans les travaux de certification « HFR » du CRR-FR, en tant que partie intégrante de son système de PC. Dans ce cadre le 6°RCS peut engager jusqu’à la totalité de ses moyens de commandement, sa CSO et deux CAC soit plus de 60% de ses ressources. Cette certification est une véritable opération, débutée a l’été 2004 et doit s’achever au printemps 2007. il s’agit pour le 6°RCS de respecter une série de critères imposes par l’OTAN ; ce qui implique d’adapter les procédures et les savoir-faire et d’en développer de nouveaux, de développer et de maitriser de nouveaux équipements. un second enjeu pour le régiment est le concept de PCTIA/BG1500 ; le 6°RCS pourrait participer à l’engagement de ces PC, en renfort des BQG des états major de forces. Il fournirait alors la capacité de protection et de soutien spécialisé qui leur fait organiquement défaut. Encore à l’étude, ce projet pourrait déboucher fin 2006. les autres employeurs du 6°RCS sont : les PC de division armés par les EMF, pour lesquels il peut fournir jusqu’à une CAC en renforcement du BQG, en fonction du niveau de protection requis et de la mobilité du PC ; les PC de la force logistique enfin, pour lesquels la facture n’est pas encore arrêtent.
Régiment, jeune et n’ayant pas achevé sa montée en puissance, le 6°RCS contribue aux capacités de commandement terrestre de la France, modestement mais avec foi, conscient de l’utilité de la protection et du soutien qu’il a pour mission d’apporter aux PC déployés et qui font de lui une unité d’infanterie spécialisée.

Race : Berger Belge Malinois Taille : 62 cm Né le : 17 août 1995 Robe : Fauve Charbonnée Matricule : CD-TGB303 Incorporé le : 25 septembre 1996 au 132ème GCAT
Incorporé au 132ème G.C.A.T de Suippes, il est affecté le 8 octobre 1996 au cynogroupe du 526ème régiment du Train.
En 2000, il rejoint avec son maître le Peloton de Soutien Cyno Régional (PSCR). Il est confié alors au le brigadier VIOLAIS. (BCH aujourd’hui).
Animal de tempérament, capable de relever tous les défis et parfais dans toutes les disciplines cynotechniques, son palmarès est en tout point remarquable.
1997 : champion régional d’Ile-de-France en accompagnement,
1998 : 2ème au championnat régional IDF en dressage,
1999 : 1er au championnat RTSO et 11ème au championnat national du chien militaire à Suippes,
2001 : champion régional RTSO et RTIDF. 3ème au championnat de France.
2002 : 3ème au championnat de France à l’épreuve reine de la spécialité : l’éclairage.
Après de bons et loyaux services, sonne en 2003 l’heure de la retraite. Depuis cette date LANSLO, le beau malinoi est toujours présent à nos côtés pour toutes les cérémonies du bataillon.

Les insignes militaires français sont apparus sur les camions qui roulaient sans arrêt sur la Voie sacrée au moment de la bataille de Verdun.
Les commissions régulatrices automobiles
Sur la Voie sacrée, en mars 1916, il est compté jusqu’à 6 000 passages de camions en un seul point par jour, soit une moyenne d’un camion toutes les 14 secondes. Ces camions transportent, par semaine, environ 90 000 hommes et 50 000 tonnes de matériel et ils effectuent un million de kilomètres. Ce résultat ne peut être atteint que grâce à une organisation rigoureuse des transports qu’assure la commission régulatrice automobile.
La surveillance de la circulation est confiée au service automobile. Dès les premiers mois de la guerre, il parvient à rendre la circulation fluide par la définition et l’application de règles d’embarquement, de débarquement et de marche, une discipline stricte des convois en eux-mêmes. Mais il se rend bientôt compte que souvent ces convois, une fois mis en mouvement, rencontrent des obstacles dus aux hasards de la route : autres convois coupant le chemin, encombrements aux croisements, passages à niveau obstrués, voitures à chevaux ralentissant la marche. Vers la fin de 1915 et au début de 1916, la direction du service automobile étudie la création d’un organe nouveau chargé de prévenir et de régler tout accident survenant sur la route suivi par un convoi.
L’attaque allemande sur Verdun se déclenche, le 21 février 1916. Le lendemain la première commission régulatrice automobile (CRA), celle de Bar-le-Duc, est créée à midi. En moins de quatre heures, la route est entièrement dégagée et appartient à la commission régulatrice. Dès le lendemain, une division entière est transportée sur ses positions. Le 29 février, 3 000 camions empruntent la Voie sacrée.
La route est d’abord gardée, c’est-à-dire réservée à l’usage exclusif des unités automobiles commandées par la commission régulatrice. Elle est divisée en cantons, système qui favorise la surveillance ainsi que l’entretien. Chaque canton a une longueur de 15 km. Tous les moyens sont centralisés dans les mains d’une seule autorité : celle du commissaire régulateur. Il fait jalonner et flécher les routes, organise la circulation transversale, dispose de plusieurs équipes qui se relaient jour et nuit pour effectuer les dépannages et dégager la voie en cas d’accident.
Dans les jours qui suivirent la déclaration de guerre le 2 août 1914, le transport ferroviaire a donné la mobilité stratégique aux armées dans la phase de concentration. Au cours du premier semestre 1916, le transport routier automobile démontre sa capacité à leur apporter la mobilité tactique qui leur faisait encore défaut. Les insignes
La TP 670 transportant l’élément 112 sur l’itinéraire b.14 est un langage suffisamment rébarbatif pour que rapidement les soldats lui en substituent un autre plus humain. Les insignes sont nés.
Ils sont nés d’autant plus vite qu’ils répondent à un vrai besoin éprouvé dans l’emploi des convois. La régulation du trafic impose un système simple que les insignes permettent de réaliser. Il est plus agréable, plus facile et finalement plus efficace de parler du Fiacre que de dire la TM 55, de la Coccinelle que de la SS 20. C’est une petite figure peinte sur la bâche ou sur la boiserie qui sert à distinguer les sections les unes des autres. Presque toutes les sections ont à la fin de la guerre leur insigne. Il est généralement choisi unique pour le groupe et reproduit avec une couleur propre à chacune des quatre sections. Le service automobile suit en cela la pratique du train des équipages en faisant usage des couleurs traditionnelles des unités montées pour indiquer le numéro des sections : bleu (1)., rouge (2), vert (3) et jaune (4).
Rien, bien sûr, n’autorisent les soldats ou leurs chefs à dessiner et peindre des insignes sur les véhicules. Le commandement réagit devant cette pratique. Dans un premier temps, il interdit cette mode au nom du respect du matériel. Devant l’indifférence à son ordre, il demande alors que lui soit soumis les projets d’insignes pour approbation. Finalement, il doit se contenter d’enregistrer l’adoption des insignes sans intervenir. Cette façon de procéder est symptomatique de la manière dont le règlement entérine la pratique, incapable d’imposer ses vues. C’est le mode de fonctionnement normal que l’on rencontre dans toutes les affaires qui ont trait à la tradition.
L’inspiration qui guide les créateurs d’insignes ne connaît pas de contrainte, elle est sans limite, aucune règle ne jugule les élans des hommes qui s’expriment librement. Les sources d’inspiration sont la vie quotidienne, les rêves, les sentiments des soldats. La femme est très présente, souvent représentée (femme masquée 1, parisienne courant pour monter dans son autobus), parfois sous les traits de l’infirmière (l’infirmière, le retour du convalescent, la PCR ou la Poule de la Croix-Rouge). Tout un bestiaire, familier (chien, chat, cheval, taureau, cigale, escargot, coq, grenouille, poussin), exotique (éléphant, ours brun ou blanc, girafe) ou fantastique (griffon) fournit des motifs à près de 40 % des insignes connus. Le souvenir de la vie d’avant la guerre et aussi l’espoir de retrouver cette félicité avec le retour de la paix sont à l’origine de dessins (le Fiacre, le Flic, l’autobus). La vie du front et le déroulement de la guerre elle-même alimentent l’imagination des soldats (Alsacienne, cigogne, la Tête de nègre, la Statue de la liberté, le Sioux). Quelques réminiscences de leurs humanités classiques complètent les sources d’inspiration des dessinateurs (discobole, statue antique amphores). La mission de la section dicte parfois le choix (la Borne, clé anglaise, roue ailée). Par antiphrase sans doute, le fer à cheval est choisi par une section. Les figures géométriques sont tout autant employées (disque, damier, carré, triangle). Les cartes à jouer et les dés offrent des possibilités multiples d’emploi que les chars découvrent à la même époque. Les CRA se dotent d’insignes qui souvent retiennent les couleurs vert et blanc du brassard qui identifie leur personnel. Ce sont là les premières manifestations de règles, non écrites encore, qui régissent la conception des insignes, les premières traces de la symbolique militaire. Des jeux de mots peuvent être à la base d’un insigne (Le Vert blanc) mais aussi le mauvais goût (Le Singe affreux) Les insignes sont ces créations spontanées, révélatrices de l’univers des combattants. Extraits d’une conférence de monsieur Christian Benoit.
Pour reprendre sur de bonnes bases la mise à jour du site, j’ai eu le plaisir de découvrir dans ma boîte mail cette contribution d’un Ancien.
En effet ce poême fut réalisé pour la St Christophe en 1956 par Marc PAILLON, alors qu’il stationnait de 1956 à 1959 à TLEMCEN à la 12° DI.
Fédération Nationale des Combattants de Moins de Vingt Ans et Veuves
Les T R I N G L O T S
Les TRINGLOTS de l’histoire, sont devenus « biffins « Et poursuivent à pieds leur course vagabonde, Sur les pistes du BLED aux horizons sans fin. Balisant de leur sang les limites du Monde.
Après les rendez-vous d’un Orient lointain Troquant leurs camions pour entrer dans la ronde, Avec l’esprit d’un corps qui est celui du TRAIN Ils sont encore présents ou la bataille gronde.
La FOI qui les anime, s’inscrit dans leur destin Le DEVOIR s’accomplit sans aucune faconde On les trouve partout, affairés mes sereins. N’écoutant que leur cœur, ou le courage abonde.
Servir est leur vertu, ils en usent sans frein. Depuis NAPOLEON , qui la voulait féconde, Cette ARME est devenue un instrument d’airain Travestis par le sort pour combattre une fronde.
Rivalisant d’audace, avec les fantassins, Aujourd’hui ces soldats issus d’un nouveau monde Inscrivent leurs faits d’armes au livre d’or du Train, Nobiliaire recueil sur qui l’HONNEUR se fonde.
Marc PAILLON 179 rue saint Hubert 84700 SORGUES Tél. Fax. 04 90 39 09 04 E-Mail. paillon.marc@neuf.fr

Le 1re classe Alexis Vastine du 121e régiment du train (121e RT) de Montlhéry a remporté samedi 29 novembre 2008 le titre de champion du monde militaire de boxe dans la catégorie moins de 64kg.
Le Biélorusse Ramashkevitch s’est incliné 13 à 9 face à notre médaillé olympique . Notre unique représentant français a également été élu meilleur compétiteur de ces championnats du monde.
NDLR : Toutes nos plus sincères féliciations pour ces victoires amplement méritées !
Sur cette article du site officiel du ministère, l’intitulé exacte devrait être "Conducteur de 1ère Classe" étant donné que "1ère classe" est une distinction et non un grade ...Décidément certaines bonnes habitudes se perdent ...
http://www.defense.gouv.fr/terre/breves/boxe_alexis_vastine_champion_du_monde_militaire
Sources : CNSD Droits : Armée de Terre 2008
Bonjour à tous,
Vous préparez un examen ?
Vous voulez vous tenir au jour des faits d’actualité ?
Vous voudriez avoir un complément d’infos sur les débats d’actualité ?
Vous recherchez des camarades de chambrée ?
Vous cherchez des données techniques sur des matériels ?
Vous voulez simplement vous distraire ?
Alors une solution rejoignez nous sur le forum.
Vous y trouverez une ambiance chaleureuse et studieuse, amicale et décontractée.
A trés vite. Thomas

Ces derniers jours ont fusé sur de nombreux forums, blog ou sites des explications fantasques quant à l’explication du terme "train" .
Notre cher "chien vert " nous fait l’honneur d’une explication et d’un rappel réglementaire.
Ce mot viendrait du latin « Tranere », voulant dire traîner. Certains dictionnaires encyclopédiques le définissent comme : « Ensemble de véhicules ou d’objets qui se déplacent les uns à la suite des autres » ou comme « Ensemble de véhicules qui assurent le ravitaillement en munitions et vivres d’une unité ». D’une manière générale, ce terme désigne les transports aux armées.
Après avoir doté l’Artillerie et le Génie d’un Train destiné, respectivement , au transport des munitions et à la mise en œuvre des matériels de pontage et de siège, les armées se virent pourvues en moyen de transport et en colonnes de ravitaillement. Tout naturellement, ces moyens furent dénommés « Equipages des transports militaires », terme qui figure sur le décret du 26 mars 1807, avant de prendre, à la fin de cette même année l’appellation de « Train des Equipages Militaires ». Puis, par instruction ministérielle du 4 mai 1808, les troupes d’équipages sont désignés pour la première fois sous le nom de « Train des Equipages ». Ce vocable, utilisé officiellement jusqu’en 1928, sera brodé en lettres d’or sur tous les différents emblèmes qui se sont succédés depuis le 1° juin 1815, sauf pour la période de 1848 à 1871 où apparaît l’appellation de « Corps des Equipages Militaires ».
Ce surnom, donné aux soldats du Train, tire son origine du mousqueton de cavalerie modèle An IX, dit « à tringle ».Cette arme équipait nos anciens du 1° Empire, qui la surnommaient familièrement, « La Tringle » ! Cette tringle se présentait sous la forme d’une pièce métallique fixée latéralement sur le fut de l’arme.Un anneau, coulissant sur cette pièce, permettait l’accrochage et le port en bandoulière du mousqueton. Albert DAUZAT, dans son dictionnaire étymologique, précise que « …Tringlot est dû à l’attraction de cette tringle qui fait du conducteur un authentique soldat pour affronter le danger ». De plus, la tringle désignait, également, un accessoire de harnachement qui se présentait sous la forme d’une lame d’acier permettant d’atteler deux chevaux au timon d’un chariot. D’où une double origine. « Tringlot », qui n’a rien de péjoratif, passa à la postérité en 1915 par l’intermédiaire de l’Amiral GUEPRATTE,qui commandait la flotte aux Dardanelles. Impressionné par la tenue et l’attitude des équipages du Train sous la mitraille, il s’écria « Je vous salue, braves Tringlots » ! Enfin, son orthographe, qui ne provient pas du mot Train, doit être respectée.
Un grand merci pour ces explications au Ltn Col MOUROT.
Bonjour à tous les fidèles du site. Je reçois de trés nombreux messages, et certains sont surpris des temps de réponses. Mon emploi du temps professionnel est assez chargé ces derniers mois et comme certains le savent ce site surfe sur la vague du bénévolat... Il en va de même pour le site qui n’est pas remis à jour de façon trés régulière. Cette situation devrait revenir à la normale dans les prochaines semaines.
Merci pour votre compréhension.
Grâce à un véritable passionné de notre Arme, nous vous proposons une présentation d’une tenue d’un de nos Anciens.
Tous mes plus sincères remerciements au MCH JORAND pour ces éléments.
Le GCR 601 est créé le 1er avril 1951 à partir des effectifs du GCR 521, lui-même issu des compagnies autonomes n° 1/52 et 1/522 stationnées en Allemagne, dont les effectifs proviennent des Régulatrices Routières 521 et 522.
Le GCR 521 était chargé de missions de circulation au profit des Troupes d’Occupation en Allemagne (TOA) lui sont confiées par le commandement supérieur. En mai 1946, il met sur pied la 225ème CCR, destinée au corps expéditionnaire en Indochine, dont les personnels ont acquis l’expérience des campagnes de France et d’Allemagne du dernier conflit. Le GCR 521 est dissous le 31 mars 1951.
Le GCR 601, appartenant aux unités de Réserve Générale, se compose ainsi à partir des effectifs du GCR 521 : un état-major, une CCS, trois CCR (601/1, 601/2, 601/3). 22 officiers, 95 sous-officiers et 379 militaires du rang assurent les missions de circulation et de fléchage pour le compte des FFA et en France. Il stationne d’abord à ACHERN de 1951 à 1956, à OFFENBOURG ensuite de 1956 à 1960, puis retourne à ACHERN au quartier St-Exupéry.
Entre 1951 et 1961, ses compagnies ont parcouru 7 163 000 Km. Il mettra sur pied des fractions de contingents destinés à l’AFN dans le cadre des plans JOINVILLE, NEMOURS, ORLEANS, MONTPENSIER et CHARTRES. Le 1er avril 1964, le GCR voit ses structures modifiées : la CCS est dissoute, les trois CCR deviennent des unités formant corps, et ses effectifs augmentent. Le 1er janvier 1967, nouvelle réorganisation : une CCS, trois CCR, un GI (11ème Compagnie). Le 1er juillet 1968, les compagnies deviennent des escadrons. Il est intégré au 2ème Corps d’Armée en 1973, et comprend 23 officiers, 142 sous-officiers, 708 militaires du rang.
Ses anciens, issus des six compagnies régulatrices automobile (CRA) de la 1ère guerre mondiale dissoutes en 1919 ont prouvé leur nécessité lors des manoeuvres de 1925-1927. Mis sur pied en Afrique du Nord en 1943, ils font route en Italie à Naples, Acquafondata, Rome, Sienne. Ils débarquent à St Tropez le 16 août 1944, participent à la campagne de France et occupent Karlsruhe, Stuttgart, Freudenstdt, Constance, Bregenz en Autriche et rejoignent la plaine du Bade après l’armistice du 8 mai 1945.
Le GCR 601 devient par transformation organique le 31 décembre 1975 le 601ème RCR.
Ce Maréchal des Logis Major est habillé de la tenue de sortie modèle 1945, version « défilé ». Cette tenue élaborée par le CAT immédiatement dans l’après-guerre, est d’inspiration britannique. Beaucoup de personnels FFL avaient déjà été doté des tenues anglaises pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Son port était prescrit en tenue de sortie ou de cérémonie.
Elle se décompose ainsi. Une veste en drap de laine kaki, fermée par trois boutons argentés et une patte au niveau de la taille, fermée également par un bouton du même type.
Deux poches de poitrine à pli Watteau, fermées par un rabat boutonné du petit module, et deux poches intérieures permettent le rangement de documents.
Les manches reçoivent les attributs du corps et de grade de son propriétaire : sont observés ici sur chaque manche quatre chevrons de galon argenté et lézardé cousus sur drap de fond noir, identifiant un MDL Major ; sur la manche gauche un losange modèle 45 vert à double soutache écarlate sur lequel sont brodés les chiffres 601, identifiant un corps de troupe fondé en métropole, le GCR 601.
Ce sous officier, qui a probablement participé aux campagnes de la 2ème GM, d’Indochine et d’Algérie, est titulaire de trois décorations, absentes de la tenue, dont on peut apercevoir les brides au-dessus de la poche droite.
L’insigne du GCR 601, épinglé sur le pli de la poche gauche, a été dessiné par le MDL SAUVAGEOT, mort aux champs d’honneur au Tonkin en 1953. Les pattes d’épaule se ferment également par des boutons du petit module. En configuration « défilé », celles-ci se complètent par des épaulettes rigides bleu nuit.
Il est arrivé pendant le conflit algérien que le commandement autorise le port de cette tenue en opération, en raison des conditions climatiques en période hivernal, les pattes d’épaule servaient alors à retenir les équipements du brelage en cuir. L’effet dispose au niveau de la taille sur ses flancs d’une patte de serrage fermé au choix du confort de son propriétaire par deux boutons en corozo. Les poignets de la veste se ferme également par un bouton de corozo. A l’intérieur, quatre ganses cousues par dessus la doublure en lin kaki clair permettent de solidariser la veste et le pantalon. Mais ce dispositif, fragile en cas de mouvement d’accroupissement, est impopulaire parmi les militaires.
Le pantalon est également en drap de laine kaki. Tous ses boutons sont toujours en corozo. Quatre boutons sont cousus à la ceinture pour solidarisation avec la veste (dispositif décrit plus haut). La braguette est entièrement boutonnée, selon la mode de l’époque. La ceinture de toile, vert armée, se ferme grâce à une boucle à pince, de type US. La plupart du stock a été fourni au cours de la guerre par les Américains. Ce pantalon dispose de deux poches fendues à la taille sur les flancs, ainsi que de deux poches postérieures à rabat boutonné dans leur doublure. Le bas des jambe est replié vers l’intérieur et glisser dans des guêtres de toile vert armée ou blanche (selon les us et coutumes en vigueur dans le corps d’appartenance du militaire). Issues de stocks américains ou britanniques (marquage en forme de flèche à l’intérieur) ou bien de fabrication française, les guêtres faisait partie de la tenue de combat modèle 47/52 en treillis vert armée, mais n’étaient pratiquement jamais portées car trop de temps était nécessaire à leur fermeture. Elles ne font pas partie le tenue de sortie non plus. Dans ce cas, le pantalon est alors laissé tombant sur les chaussures de sortie en cuir fauve rouge. Les brodequins sont du modèle 1941. A cette période, on trouve encore en dotation des brodequins modèle 1917, mais qui se raréfient, et le brodequin modèle 1945 (semelle caoutchouc) commence à faire son apparition.
Notre sous-officier est équipé du ceinturon en cuir fauve modèle troupe dans lequel vient se glisser l’étui de la même matière qui reçoit le PA MAC 50, calibre 9mm, un chargeur supplémentaire et son UC réduite. La jugulaire est également absente.
Le bonnet de police modèle 1954, au couleur de tradition du Train, vient coiffé ce sous-officier. Le port du calot disparaîtra petit à petit vers 1957 au profit du béret, pièce d’uniforme officiel de la nouvelle tenue modèle 1959.
Un casque lourd modèle 1951 et son sous casque en plastic, ainsi qu’un sac à paquetage accompagnent notre évocation du retour en métropole des contingents envoyés en opération en Indochine ou en Algérie.

Bonjour à tous,
Comme il est indiqué dans le titre, la reprise du site semble en bonne voie....
Merci à notre Camarade Marc PAILLON pour cet article au sujet d’un Tringlot .... C’est peut être "Un" Tringlot, mais dans le cœur de chacun d’entre nous il y a ces souvenirs si personnels et particuliers. Chaque individu est tellement unique à nos yeux !
A l’heure où notre société de consommation pousse toujours plus en avant l’individualisme plutôt que l’intérêt commun, c’est une belle leçon de vie et de fraternité ! Merci de nous rappeler cela...
A mes camarades TRINGLOTS. (Et les amis de la compétition moto).
Un ancien du CIT 151 MONTLHERY. Claude VIGREUX.
Il n’a fait que son service militaire dans les années 1959 à 1960. Evidement au Peloton de Circulation Routière et à la FRAC. Un PETIT GARS EXCEPTIONNEL.
Je l’ai bien connu et fréquenté très souvent, sur le circuit de l’autodrome. Il avait 18 ans. mais il ne se doutait pas qu’un jour prochain il serait amené à me côtoyer dans d’autres lieux, et dans une autre situation, il ignorait tout de mon métier, militaire de carrière à quelques pas de son terrain favori : l’anneau de vitesse et le circuit du 3 Km 300 routier.
Virage à 180° dit « des 2 ponts » pleine bourre en sortie de l’anneau, gros freinage. Celui qui freinait le plus tard avait un avantage certain (G. Monneret, JP. Beltoise et d’autres) puis le virage à 90° à gauche dit « de la ferme ». Petite ligne droite puis à fond à droite pour passer la « prévention routière » enchainement sur l’anneau la poignée dans le coin, allongé au maximum sur le réservoir, et direction la ligne des stands.
Il a été un CHAMPION DE PRESTIGE (dans mon cœur je dis, il est la Graine de Champion du monde). Il possède d’innombrables titres de champion de France. Il doit beaucoup à la marque KREIDLER. Avec laquelle en compagnie de G Monneret il à établi des records d’Europe et du Monde d’endurance sur pistes. Je les ai assistés pour alimenter CLAUDE en litres de café et « JOJO la MOTO » en cigarettes.
Une période de sa vie il la consacre à la voiture. Sans succès. C’est les années de vaches maigres. Pas de sponsors, pas d’assistance, le pilote assure ses déplacements avec sa remorque, son atelier, il paie son assurance sa licence, il est son propre mécanicien, c’est le système « D ». Mon BRAVE, Claude si tu savais que je parle de toi, à tous nos amis tu me dirais, STOP : MARCO, un jour viendra ou il ne sera pas nécessaire de la faire, peut être mon rêve se réalisera… je vous lâcherai en COMPET… c’est peut être ma destinée.
En effet le 30 AVRIL 1967,en course à MATTET (Belgique) course de 500 cm3 ,le pilote Robert CLAEYS a des problèmes au départ, il calle, pousse sa machine, reste sur piste, A la fin du 1° tour il fait obstacle, un pilote l’évite et CLAUDE percute à pleine vitesse, les deux pilotes vont y laisser leur vie. Le suivant pour éviter les débris se déporte, coupe un câble de sécurité, tendu pour contenir la foule un spectateur a les jambes sectionnées Le pilote J.DENTY va décéder dans la nuit à l’hôpital. Il y a de très grosses fautes de l’organisation. CLAUDE repose au cimetière de La Crois-de-Berny, région Parisienne. Son palmarès enviable surtout en KREIDLER. L’accident est arrivé en MATCHLESS.
On meurt bêtement, mais excite t’il la façon de mourir intelligemment ? (G.Monneret).
Il est aussi rapide que sympathique, admiré et respecté de tous, pilotes, organisateurs et évidement les spectateurs fans, dont je suis un des principaux. Je fais partie de sa vie.
Champion de France 1965 en 125cc et 250cc. Puis en 1966 en 50cc « l’étoile filante »,à noter qu’il n’est arrivé dans le CIRCUS en 1962 environ. Classe, fougue, sérénité, ,joie. A ses cotés sonnent des noms prestigieux. J.Roca, G.Monneret,,JP.Beltoise,E.Offenstadt Sa monture fétiche restera le KREIDLER 50cc, à boite 12 vitesses. Système constitué de 2 boites couplées : 4 vitesses au pied et un relais de 3 vitesses manuelles.
Les ‘cuirs’ si l’on peut appeler ces vêtements ainsi, sont aussi fins que des survêtements. Ne parlons pas des casques, qui n’ont de nom même pas la forme. Protections néant.
Il ne pratiquera la compétition auto que pour remporter le VOLANT SHELL.
Trois titres de Champion de France ne font que compléter son envieux palmarès.
Il remportera entre autre :
1963 : Le MCF en 50cc.
1964 : MAGNY-COURS en 50cc. NANCY en 50cc. CHATENET en BRIE 50cc.
1965 : GP de Montlhéry en 500cc. GP du SALON en 50 et 500cc Le MCF en 125cc et 250cc. GP Montlhéry en 500cc. Coupe de PARIS 50,125.et.250cc.
1966 : Coupe Eugene MAUVE en 50cc. GP de Vitesse en 50cc MAGNY-COURS en 50cc.
1967 :.Le MCF en 50cc et 500cc. Coupe Eugene MAUVE 50cc.
Le 30 AVRIL il prend le départ de la dernière démonstration de ses talents. Stoppé dés le premier tour, il est 3°. Mais un concurrent en panne fait obstacle à sa trajectoire, très rapide en sortie de courbe, il a sa rage de vaincre comme dans toutes ses compétitions. Il ne peut éviter l’obstacle et SALUT L’ARTISTE, tu as rencontré le destin que tu a toujours espéré MAIS TU AURAIS PU ATTENDRE ENCORE QUELQUES ANNEES.
La GRAINE de CHAMPION DU MONDE à laquelle tu étais promis EST PARTIE.
Un de tes bons amis Marc PAILLON tu disais « MARCO »
Très chers visiteurs, membres, Camarades, je tenais à vous présenter ainsi qu’à vos familles, mes meilleurs vœux de bonheur et de santé pour cette nouvelle année.
Mes pensées vont plus particulièrement vers ceux qui sont actuellement engagés en OPEX, MCD, en opérations, missions ou de services.
2010 nous fait face, mais n’oublions pas non plus ceux que nous avons perdus cette année, et qui nous manquent tout particulièrement.
Le temps passe mais notre mémoire est toujours intacte et le souvenir tout aussi vivace de ces êtres qui nous sont chers.
Une pensée toute particulière pour notre ami Frédéric Bloudeau qui est partit trop vite ...
Bon courage à David L., Fabe J. , Bencas, Jerôme ., et toute la clique, revenez nous bientôt !

Mes chers Camarades,
Demain sera pour tous ceux qui ont eu le plaisir, ou l’honneur de servir coiffé de l’insigne "à la roue ailée", un jour particulier, car il est le jour anniversaire de la Création de notre arme.
Toujours présente grâce aux hommes qui œuvrent en son sein, l’Arme du Train montre aujourd’hui encore toute son utilité et sa compétence.
Profitons de cette journée pour perpétuer la mémoire de nos Anciens.
Ayons une pensée particulière pour ceux qui encore cette année nous ont quitté, et associons nous au courage de leurs familles et de leurs proches qui vivent ces disparitions au quotidien...
Je profite de cette date pour souhaiter une bonne fin de mandat à certains de mes Camarades en opération.
Rentrez en bonne santé.
Nous vous attendons avec impatience.
Fraternellement
Thomas et Jérôme.
Pour les plus jeunes :
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9giment_du_train_fran%C3%A7ais
Sans oublier notre chant !
http://www.tringlot.fr/spip.php ?article20
Bonne fête à tous !
Source "l’Est Républicain"
Grièvement touché lors de l’accident de circulation qui s’est produit jeudi dernier sur le contournement de Lure, le brigadier-chef Wesley Lejeune est décédé, dimanche après-midi, des suites de ses blessures. Âgé de 27 ans, le jeune militaire du 516e Régiment de train de Toul (54) conduisait le porte-engin blindé (PEB) qui s’est retourné sur le bas-côté de la RN 19 en tentant d’éviter une voiture. Le VBCI (véhicule blindé de combat d’infanterie) de 18 tonnes qu’il transportait était alors venu percuter la cabine de son « tracteur SISU ».
Resté incarcéré durant près de deux heures à l’intérieur de son engin, Wesley Lejeune avait été héliporté par le SAMU vers le CHU Minjoz de Besançon, où il lutait contre la mort depuis trois jours.
Éjecté du camion lors de l’accident, son passager avait été moins sévèrement touché. Ses jours ne sont pas en danger. Au moment du choc, les deux hommes transportaient un VBCI du 35e RI de Belfort vers le camp militaire de Canjuers (83). Où ce dernier devait effectuer des exercices préparatoires à une mission en Afghanistan.
Selon plusieurs témoins, la voiture que le brigadier-chef Lejeune avait tenté ’’d’épargner’’ était en train d’effectuer une manœuvre dangereuse au milieu de la chaussée (un demi-tour). Ce que - selon nos informations - se borne toujours à nier sa conductrice. Une Doubienne âgée de 77 ans, résidant à Vieux-Charmont, sortie indemne de la catastrophe.
Wesley Lejeune devrait être inhumé cette semaine à Amiens, dans le Somme. Département dont il était originaire.
Toutes nos condoléances à sa famille, ses amis, ses proches et ses collègues
.

Merci à "POPEYE" pour ces clichés pris au quartier Helfer à Meknès en avril 1950 .
LA SEMAINE ...
Dans l’ordre de droite à gauche : Général Boucaud, Ltn Colonel Valentin Cdt le 34 ème , et avec l’étui de PA et des guêtres, le Colonel Chapelle et en retrait le capitaine Delpanque avec des guêtres

"Ca n’a rien à voir avec la Bosnie, le Kosovo, le Liban ou le Tchad. Ici en Afghanistan, le danger est permanent" : l’adjudant-chef français Pascal X. vient de conduire son convoi jusqu’à la base avancée de Nijrab, une mission logistique parmi 700 menées depuis juin.
Une soixantaine de kilomètres et trois heures d’une mauvaise route séparent Warehouse, le vaste camp de l’Otan dans l’est de Kaboul, de cette base fortifiée située au nord-est de la capitale, en Kapisa, non loin de là où 10 soldats français ont été tués dans une embuscade des talibans, le 18 août.
La piste pierreuse qui serpente à travers montagnes et défilés met à rude épreuve essieux et soldats.
"Le danger principal pour un convoi logistique, ce sont les IED (Improvised Explosive Device)", ces mines artisanales qui jalonnent les routes d’Afghanistan, explique l’adjudant-chef. Mais la liste des périls qui guettent les convois logistiques est longue, des attentats-suicide aux embuscades, et l’imagination des insurgés sans limite : jeudi, un âne piégé a tué un policier afghan à Kandahar, dans le sud.
"En Bosnie, il nous arrivait de partir avec 35 ou 40 camions pour 4 ou 5 véhicules blindés, ici, c’est l’inverse, on a 4 camions pour 16 blindés", constate le sous-officier du 511e régiment du train.
Fin août, un convoi logistique a été "accroché" entre Nijrab et Tagab, la seconde base avancée française dans cette région de l’est de l’Afghanistan. Plus de peur que de mal : une roquette a frappé le blindage d’un véhicule, sans exploser. Un petit miracle.
Les 20 véhicules du convoi de jeudi transportaient du fret, un conteneur de munitions, une "laverie de campagne" et divers matériels.
Mais depuis la fin juin, les 500 hommes du nouveau bataillon de commandement et de soutien qui assure la logistique des 2.700 soldats français déployés sur le sol afghan ont déplacé des montagnes. Parcourant 135.000 kilomètres, ils ont transporté plus de 8.500 tonnes de fret.
Dans les convois, les camions porte-conteneurs attirent l’attention : leurs cabines sont dépourvues de blindage. Dans le jargon des logisticiens, on les a baptisés les "vecteurs mous", par opposition aux blindés.
En attendant les poids-lourds blindés, promis pour les prochaines semaines, les troupes françaises ont renoué avec le "système D".
Deux gilets pare-balles sur chacune des portières latérales offrent un semblant de protection. Un homme équipé d’un Famas, le fusil d’assaut de l’armée française, est juché à travers la lunette de toit, position particulièrement inconfortable dans la poussière omniprésente.
"Les personnels ont l’habitude, mais on verra arriver le nouvel engin avec plaisir, surtout ceux qui le serviront", observe l’adjudant-chef.
D’autres moyens, plus discrets, concourent à la sécurité. Chaque véhicule est équipé d’un brouilleur, censé empêcher que des engins explosifs ne soient déclenchés à distance, par radio ou téléphone portable.
Dans le ciel, avions de chasse, drones et hélicoptères sont mis à contribution pour observer tout mouvement suspect sur les hauteurs.
Le convoi de jeudi comprenait une équipe de l’armée de l’air prête à requérir un soutien aérien et à guider le tir des avions s’il était "engagé" par les insurgés. Ce jour-là, un hélicoptère jouait les anges gardiens.
L’autre mesure de sécurité, ce sont les consignes, inlassablement répétées. Comment réagir en cas d’explosion d’un engin artisanal ou d’embuscade ? "C’est de la marteau-thérapie mais il faut éviter à tout prix le relâchement", explique l’adjudant-chef.
Source : FRANCE24